Fibre qui commence à se développer en avant
5. Fibre déjà assez longue, dont les deux extrémités se sont allongées, a, extrémité postérieure ; b, extrémité antérieure.
formé que de cellules qui, dans la suite, se transforment en fibres. Je me range à l'opinion de H. Meyer qui, de la présence d'un seul noyau dans les fibres du cristallin, chez le fœtus et chez l'enfant, conclut qu'elles proviennent chacune d'une cellule unique. Ces noyaux sont tous situés dans une zone mince qui, de la circonférence du cristallin, passe par le milieu de la moitié antérieure de cette lentille, en formant une légère convexité antérieure (zone des noyaux, Meyer); ils sont plus petits, et comme en voie de résorption dans les couches internes, d'où l'on peut induire que l'accroissement du cristallin se fait par apposition de couches nouvelles à la face externe des anciennes. Les cellules formatrices des tubes du cristallin, ce sont les cellules qui se trouvent sur la moitié antérieure de la capsule ; d'après mes observations, le bord du cristallin est le lieu d'où naissent tous les éléments de cet organe. Même sur des cristallins d'adultes, on voit encore, comme je l'ai prouvé (Anat. microsc, II, 2, p. 730 et suivantes), sur le bord de la lentille et intimement adhérentes avec la capsule, des fibres à toutes les périodes du développement (fig. 3*27); on peut par là se convaincre que ces fibres procèdent réellement de cellules épithéliales.
Eludes de ïorganede la vue. — La membrane fibreuse de l'œil peut être étudiée sur des pièces fraîches, ou sur des segments de préparations desséchées, qu'on ramollit dans l'eau ; ce dernier procédé donne une bonne idée de la structure de la cornée, et du mode d'union entre la sclérotique et la cornée. Si, après avoir enlevé le cristallin et le corps vitré, on fait sécher la membrane fibreuse avec la choroïde et l'iris, on pourra étudier en même temps les connexions qui relient entre elles ces diverses membranes. Pour voir les nerfs el les vaisseaux de la cornée, on enlève, sur un œil frais, la cornée et une portion de la sclérotique par une section circulaire; on divise le tout en trois ou quatre segments qu'on étale aussi bien que possible sur une lame de verre : on peut, dans ce but, faire de petites incisions au bord sclérotical; on humecte ensuite la préparation avec de l'humeur aqueuse, et on la couvre d'une lamelle de verre. Au moyen d'un faible grossissement, on cherche alors à reconnaître, sur le bord de la cornée, les filets nerveux, en général encore composés de tubes à contours foncés ; puis on les suit avec des grossissements plus forts. Ces nerfs se voient très bien sur des yeux de lapin, où leurs troncs se reconnaissent encore à l'œil nu ; sur tous les animaux, du reste, ils sont faciles à découvrir, mais difficiles à suivre vers la partie moyenne de la cornée. Si l'épithélium est devenu trouble, il faut s'en débarrasser par un peu de soude, réactif qui au commencement n'altère point les nerfs. Les vaisseaux, en général, contiennent encore du sang et ne présentent aucune difficulté. L'épithélium de la cornée se voit très bien de face, sur des coupes de pièces sèches, ou sur des portions enlevées par le raclage. La membrane de Demours est très évidente sur des coupes ; quelquefois elle est encore couverte de son épithélium ; sinon on peut étudier ce dernier de face et sur des lambeaux de cette membrane qu'on a arrachés du reste. La continuité de cette membrane avec le ligament pectiné de l'iris se reconnaît sur des coupes et dans une dissection minutieuse ; en enlevant l'iris et la choroïde, il faut en même temps détacher soigneusement la paroi interne du canal de Schlemm, et chercher a séparer, en outre, une portion de la membrane de Demours, ce qui souvent réussit très bien. Vuvée présente peu de difficultés Les cellules pigmentaires du stroma, avec leurs prolongements, le pigment inierne, se voient aisément, ce dernier sur le bord des plis ou sur des fragments détachas avec soin L'étude du muscle ciliaire ne peut être faite que sur des yeus frais, car les éléments qui le composent s'altèrent rapidement. Les fibres musculaires de l'iris devront être étudiées de préférence sur des yeux bleus, des yeux
CONSIDÉRATIONS PHYSIO LO GIQÜ li >
d'enfant surtout, dont on enlèvera le pigment postérieur, ou sur des yeux de lapin blanc, où le sphincter de la pupille esl visible sans autre préparation qu'une addition d'un peu d'acide acétique. Pour voir les nerfs de l'iris, on emploiera la même préparation : mais il faut, de toute nécessité, avoir un œil très frais et le trailer par la soude étendue. La réline doit être examinée à l'état frais, de face, sur des couches verticales et sur des plis; elle sera humectée avec de l'humeur aqueuse, mais non recouverte d'une lame de verre; une légère compression et la dilacération pourront également être mises en usage. Les pièces traitées par l'acide chromique seront ici d'une grande utilité , les bâtonnets, il est vrai, y sont notablement altérés; mais les autres parties de la rétine s'y conservent parfaitement. Sans ce réactif, que Hannover a déclaré à tort impropre à l'étude de la rétine, à cause de son action sur les bâtonnets, ni Müller, ni moi, ne serions arrivés aux résultats que nous avons mentionnés plus haut. La meilleure manière de procéder consiste à traiter immédiatement par 1 acide chromique une rétine fraîche, et de suivre pas à pas la marche des modifications qu'amène le réactif Quand ce dernier est très étendu, il altère très peu les éléments de la rétine, qu'il est alors très facile d'isoler ; lorsqu'il a un certain degré de concentration, il pern et de pratiquer sur la rétine des coupes, sans lesquelles il est impossible de se faire une idée exacte de l'ensemble de cette membrane. Je place sur le porte-objet du microscope un petit fragment de rétine, auquel j'ajoute assez peu d'acide chromique pour qu'il s'étale complètement à plat, sans flotter. Ensuite, avec un bistouri convexe bien tranchant ou avec un rasoir, après avoir égalisé une surface, j'enlève, par simple pression de haut en has, une tranche aussi mince que possible; un peu d'exercice rend cette opération facile. Il estboncependantde guider le bistouri qui coupe avec le manche d'un scalpel placé au-dessous de lui et tenu de la main gauche, de manière à le porter exactement au bord de la rétine. Ces coupes devront être faites surtout dans la région de la tache jaune, dans le sens longitudinal ou transversal. Pour être convenables, elles ne devront être composées que d'un petit nombre de couches d'éléments. Après qu'elles auront servi à étudier les différentes couches de la rétine, qui sont nettement délimitées, on pourra les dilacérer, ou les rendre plus transparentes à l'aide de la soude ; ce dernier moyen, cependant, n'est pas d'une grande utilité, puisque les éléments deviennent très pâles. La portion postérieure de la membrane hrjaloïde se sépare toujours aisément, avec le corps vitré, de la rétine ; elle est très facile à voir sur le premier œil qui tombe sous la main; il suffit, pour cela, de porter sous le microscope des coupes de la superficie du corps vitré; on la distingue mêmeà l'œil nu sur des plis. La zone de Zinn, au contraire, dans les yeux frais, est recouverte par le pigment et l'épithélium incolore détachésdes procès ciliaires, et à son bord postérieur par la rétine : on ne saurait donc bien la voir que dans sa partie antérieure. Cependant, même sur ces pièces, on peut prendre une assez bonne idée des choses, après avoir éloigné avec un pinceau les parties adhérentes, mais surtout si, après avoir examiné les faces externe et interne de segments de zone séparés du corps vitré, ou de pièces dilacérées, on étudie encore le bord des plis, de préférence ceux de la face interne; ces plis, avec un peu de soin , s'obtiennent dans toute l'étendue de la zone et de ses adhérences avec la rétine. Sur des yeux qui ont subi un commencement de putréfaction et sur des corps vitrés qui ont macéré dans l'eau, la zone, en connexion avec l'hyaloïde, s'isole nettement de la rétine et des cellules des procès ciliaires : de telles préparations conviennent parfaitement pour montrer que la zone est une portion de l'hyaloïde, et permettent d'étudier la forme et le trajet de ses fibres. Ces dernières se voient bien aussi sur des pièces conservées dans l'acide chromique, réactif qui les rend opaques et saillantes, presque comme des fibres élastiques La capsule cristalline et son épithélium ne présentent rien de difficile; les tubes du cristallin sont très transparents à l'état frais; l'acide chromique étendu les rend très distincts. Il est facile de faire des coupes du cristallin sur des pièces durcies dans l'alcool, l'acide chromique ou par la dessiccation ; l'acide acétique peut servir à rendre ces coupes plus transparentes. Les organes accessoires de l'œil ne prêtent à aucune considération spéciale; nous dirons seulement que les glandes Vie Meibomius peuvent être
étudiées dès bien sur des cartilages tarses bien disséqués et traités par l'acide acétique ou par les alcalis, et sur des coupes longitudinales ou transversales de pièces sèches.
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OREILLE EXTERNE ET OREILLE MOYENNE. 703 et 28. Voyez en outre Arnold, Org. sensuum, mon Anal, microsc, et Ecker, hon. phys. : la'planche qui a trait à la rétine est de H. Müller et moi.
SECTION III