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DE LA PEAU

ARTICLE Ier. — DERME.

§ 35. Parties qui constituent la peau. — L'à/mu (inte g iimeni um commune)

(fig. U5 ) , se compose d'une couche interne , $ riche en vaisseaux et en nerfs, et dont ia masse ^ principale est formée de tissu conjonctif : c'est le derme (cutis, derma) (fig. U5, e,d), et d'une couche externe, formée exclusivement de cellules : c'est X épidémie , (epidermis) (fig. U5, a, b) ; elle renferme de plus beaucoup d'organes spé~ d> ciaux , glandulaires ou cornés.

Le derme , à son tour, se partage en deux couches : le tissu cellulaire sous-cutané (tel a cellulosa subcutanea) (fig. ^5, d), et le derme proprement dit (corium) (fig. /t5, (?), partie la plus importante de la peau, à cause de sa richesse vasculaire et nerveuse

Fig. 45. — Coupe verticale de toute la peau de la pulpe du pouce, à travers trois crêtes papilläres. Grossissement de 20 diamètres, a, couche cornée de l'épiderme ; b, sa couche muqueuse; c, derme; d, panniculc graisseux (partie supérieure); e, papilles du dermo; /; neüts lobules adipeiu ; ,<7, glandes sudoripares ; h, canal sudorifère; i, pores de la sueur.

TISSU CELLULAIRE SOUS-CUTANÉ. lOS

§ 36. Tissu cellulaire sous-cutané (tela cellulosa subcutanea) . — C'est une membrane assez dense , formée principalement de tissu conjonctif dans presque toutes les régions du corps; elle renferme un nombre considérable de cellules adipeuses déposées dans des espaces aréolaires particuliers , el apparaît alors sous la forme de membrane adipeuse (panniculus adiposus). En certains endroits cependant, comme, par exemple, au scrotum, au pénis, et dans les nymphes, ce tissu ne renferme que peu de graisse, et peut même en être complètement privé. La couche la plus interne du tissu cellulaire souscutané qui, au tronc et à la cuisse, représente une aponévrose assez dense, sans graisse, nommée fascia superficialis , recouvre des parties très diverses, comme les fascia musculaires, le périoste et le périchondre, des muscles, des amas graisseux profonds , parties avec lesquelles elle s'unit plus ou moins intimement, Cette union est plus lâche au tronc , aux deux premières sections des membres, sur le dos de la main et du pied, au cou, et surtout aux paupières, au membre viril , au scrotum et aux articulations, du côté de l'extension, où se rencontrent souvent des bourses muqueuses de la peau {bursœ mucosœ subcutanem) , comme au genou , au coude, et aux articulations des doigts. Une adhérence plus intime se montre quelquefois là où des tractus tendineux, des aponévroses ou des muscles se rendent à la peau : ainsi, par exemple, à la tête, particulièrement aux ailes du nez et aux lèvres, au front et aux tempes, à l'oreille, à la bouche et à l'occiput, au gland du pénis, sous les ongles, à la paume de la main et à la plante du pied. Du reste, la peau, garnie d'un coussinet graisseux épais, est beaucoup moins mobile que celle qui ne présente que très peu ou point de graisse. La face externe du tissu cellulaire sous-cutané, le plus souvent, adhère intimement au derme, notamment dans les régions où des follicules pileux s'enfoncent dans ce dernier, comme à la tête; au contraire, les membranes adipeuses un peu épaisses peuvent, en général, être séparées du derme avec assez de facilité.

L'épaisseur du tissu cellulaire sous-cutané varie beaucoup, comme on le sait, suivant la région, l'âge, le sexe et les individus. Le tissu cellulaire sous-cutané sans graisse qu'on voit aux paupières, à la partie supérieure et externe de l'oreille, mesure 0mm,56, suivant Krause ; celui du pénis, 0mm,75 ; celui du scrotum, lmm,50. La membrane adipeuse comporte 2mm,25 d'épaisseur au crâne, au front, au nez, au lobule de l'oreille, au cou, sur le dos de la main et du pied, au genou, au coude; dans la plupart des autres régions, son épaisseur est de hmm,5 à 13 millimètres; mais chez des individus obèses, elle peut atteindre jusqu'à 27 millimètres, et chez les individus maigres, elle descend parfois au-dessous de 2 millimètres.

§ 37. Derme pro^reuieuÄ dit (coriwn). — - C'est une membrane solide, peu élastique, formée également de tissu conjonctif en grande partie ; ses parties les plus épaisses présentent deux couches que ne sépare aucune limite précise, et qu'on peut distinguer par les dénominations de partie réticulaire et partie papillaire. La partie réticulaire du derme forme la couche la plus interne de cet organe ; elle présente l'aspect d'une membrane

IQ/* HISTOLOGIE SPÉCIALE.

blanche , percée à jour comme un réseau, quelquefois nettement stratifiée dans ses couches les plus profondes ; elle circonscrit des espaces aréolaires particuliers, plus ou moins larges, plus ou moins nombreux, qui contiennent les follicules pileux, les glandes de la peau et une assez grande quantité de graisse. La partie papillaire du corion, ou couche papillaire, est cette portion du derme la plus externe, gris rougeàtre, attenante à l'épidémie (fig. hro) ; son tissu dense et solide contient la partie supérieure des follicules pileux et des

glandes de la peau, ainsi que

Fig. 46.

les expansions terminales des vaisseaux et des nerfs cutanés ; mais ce qu'elle présente de plus imporlant , ce sont les papilles de la peau (papillœ coriî) (fig. 46), qui, eu égard à leur structure intime, se divisent en papilles vasculaires et enpapilles nerveuses. Ce sont de petites élevures de la surface externe du derme , demi-transparentes , flexibles, mais néanmoins assez solides , dont la tonne est généralement celle d'un cône ou d'une verrue , mais qui , en certaines régions, se terminent par plusieurs sommets pointus ( papilles composées). Quant à leur position et à leur nombre, celles de la matrice de l'ongle , de la paume de la main et de la plante des pieds sont les plus nombreuses (E, H. Weber a compté sur une ligne carrée de la paume de la main, 81 papilles composées, ou 150 à 200 petites papilles ; Meissner en a trouvé 400 sur une ligne carrée de la face palmaire des doigts); elles y sont assez régulièrement rangées en deux séries principales, ayant chacune de 2 à 5 papilles en travers, et placées sur des éminences linéaires de 0mm,225 à 0mm,725 de largeur, et de 0""n,115 à 0mtli,365 de hauteur, sur les crêtes ou bancs du derme

Fig. 46. — Papilles composées de la paume de la main, avec deux, trois ou quatre dentelures. Grossies (iOfois. a, base d'une papille ; b, 6, sommets distincts de cette dernière , c, c, sommets de papilles dont la base n'est pas visible.

Fig. 47. — Section horizontale à travers les sommets des papilles d'une crête entière et de deux moitiés de crête. Grossie 60 fois. On voit très bien la coordination des papilles en séries correspondant aux crêtes du derme, a, couche cornée de l'épiderme dans l'intervalle des crêtes, intéressée dans la section à travers le sommet des papilles , à cause du trajet ondulé de ces crêtes ; 6, couche de Malpighi de l'épiderme ; c, papilles formant plus de deux rangées ; mais comme plusieurs reposent sur une base commune , il n'y a cependant que deux séries, pour ainsi dire, de papilles composées; d, couche de Malpighi entre les papilles assises sur une même base ; elle paraît un peu plus claire à cause desa moindre épaisseur; e, canaux sudorifères.

Fig. 47.

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