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STRUCTURE INTIME DU TISSU OSSEUX

zontale ou verticale, varie entre 0mm,14 et 0mm,30, et ils communiquent tous ensemble par de petites branches perpendiculaires ou obliques qui,

Fig. 112.

sur une section transversale, affectent la direction des rayons ou celle des tangentes. 11 résulte de cette disposition qu'à un faible grossissement, les coupes superficielles ou verticales d'un os long présentent des canalicules très serrés, parallèles, et dirigés surtout dans le- sens de l'axe de l'os. Ces canalicules, beaucoup plus rapprochés les uns des autres dans la substance osseuse de nouvelle formation (fig. 113) que dans les couches complètement développées (fig. 118), sont unis entre eux par des branches transversales, ce qui donne naissance à des

Fig. 113.

Fig. 112. — Portion d'une tranche horizontale de la diaphyse du fémur, provenant d'un jeune homme de dix-huit ans. Grossissement de 25 diamètres, a, canaux de Hävers; b, leur ouverture dans le canal médullaire; c, leur ouverture à la surface de l'os; d, substance osseuse et cavités osseuses. On ne voit ici aucune coupe transversale des canalicules vasculaires ni des lamelles de la substance fondamentale.

Fig. 1 1 3.— Canalicules de Hävers des couches superficielles d'un fémur pris sur un sujet de dix-huit ans et traitées par l'acide chlorhydrique. Grossissement de 60 diamètres. a, canalicules; b, substance osseuse et cavités osseuses.

mailles allongées, en général rectangulaires. Sur une coupe transversale, au contraire, on voit principalement les sections, assez régulièrement espacées, des canalicules (fig. 11/j), quelquefois, surtout dans les os très jeunes, avec des branches de communication dirigées dans le sens de la tangente, et des anastomoses dans la direction des rayons (fig. 112) ; si bien que l'os tout entier semble formé de couches épaisses, mais peu étendues, dont chacune, examinée de près, appartient à deux canalicules. Cette division en deux moitiés est indiquée, dans chaque couche, par une ligne de démarcation très pâle.

Dans les os plats, un très petit nombre de canalicules sont dirigés dans le sens de l'épaisseur de l'os; la plupart sont parallèles aux surfaces de ce dernier, et partent d'un point central (bosse pariétale, frontale, angle supérieur et antérieur du frontal , partie articulaire de l'os iliaque) pour s'irradier de là en forme de pinceaux ou d'étoiles; rarement on les voit marcher tous parallèlement entre eux, si ce n'est dans le sternum. — Dans les os courts, enfin, c'est également, le plus souvent, une direction principale qui l'emporte sur toutes les autres. Dans le corps des vertèbres, c'est la direction verticale ; dans la racine de la main et du pied , c'est celle de l'axe longitudinal du membre, etc. Il est à remarquer, cependant, que dans certaines apophyses volumineuses des os courts, comme, par exemple, dans les apophyses des vertèbres, la direction des canalicules diffère de celle qu'ils affectent dans le corps de l'os : c'est ainsi que les apophyses styloïde, coracoïde, etc., se comportent, à cet égard, comme de petits os longs. Les lamelles, les fibres et les cloisons de la substance spongieuse ne contiennent quelques rares canalicules vasculaires que là où elles atteignent une certaine épaisseur.

Gomme les canalicules de Hävers renferment des vaisseaux , ils s'ouvrent à la surface externe des os, et dans les cavités et espaces médullaires par des orifices plus ou moins considérables, souvent perceptibles à l'œil nu, et d'autant plus nombreux que l'écorce osseuse est plus épaisse. Dans la substance compacte, les rapports entre les canalicules vasculaires et ces canaux ainsi ouverts aux deux surfaces de l'os , ne sont pas toujours ceux des rameaux vasculaires avec leurs troncs ; ces dernières connexions ne se voient que dans les couches les plus externes et les plus internes de l'écorce. Les canalicules de la partie moyenne de l'écorce sont, en quelque sorte, indépendants, et peuvent être comparés, au point de vue morphologique, à un réseau capillaire recevant sur ses limites d-es vaisseaux plus volumineux.

Partout où la substance compacte et la substance spongieuse se touchent, comme aux extrémités des diaphysesetàlabase des apophyses, les canalicules vasculaires se continuent avec des espaces médullaires plus ou moins larges, tantôt sans aucune transition, tantôt en s'élargissant graduellement en forme d'entonnoir. Dans ce dernier cas, il est impossible de saisir une limite bien nette qui sépare les canalicules des espaces médullaires. Je n'ai jamais rencontré de canalicules vasculaires terminés en cul-de-sac; mais il est certain qu'ils forment dans certaines régions, et même à la superficie, des réseaux

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