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CHAPITRE VII

De la gymnastique.

La gymnastique est cette partie de l'éducation qui traite des divers exercices des organes locomoteurs. Elle remonte à la plus haute antiquité ; de la Crète elle passa à Sparte , et bientôt dans toute la Grèce s'élevèrent des gymnases , où la jeunesse se livrait à l'étude de cet art avec ardeur. Hérodique de Sicile, le maître dHippocrate, divisa la médecine en deux sectes : la secte diététique et la secte gymnastique. Baser la médecine sur la diète, le régime et l'exercice, c'était entrer dans la voie de l'observation , c'était créer l'hygiène ; le génie de l'oracle de Cos féconda cette heureuse idée.

La gymnastique pendant long-temps fleurit en Grèce ; par elle l'athlète se préparait contre les coups du terrible adversaire qui l'attendait dans les plaines d'Olympie, et se présentait aux jeux pithiens le front ceint dune couronne de laurier. Un peuple qui possédait à un si haut degré le sentiment du beau , devait embrasser l'étude qui a pour but le perfectionnement de l'organisation. Les formes extérieures étaient tout pour une nation dont les éphores condamnèrent à une amende Archidamus , pour avoir pris une femme de petite stature , dans la crainte qu'elle ne mît au monde des roitelets au lieu de rois. A une haute taille était attachée une idée de supériorité.

De la Grèce cet art passa en Italie. A Rome , il se transforma tout entier en gymnique, et fit descendre dans l'arène des gladiateurs , qui faisaient couler leur sang pour charmer les loisirs et récréer les yeux de Tibère , de Caligula et de Néron.

Ce n'est pas à ce point de décadence qu'il faut juger la gymnastique, mais par les prodiges de valeur qu'elle a fait faire

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