‹ Eléments d'introduction générale à l'étude de science juridiqueChapitre 18 sur 95 · Idem, n" 6 et · texte numérisé non relu

Idem, n" 6 et

3. V. notammenl dans les Répétitions écrilei sur te Code NapoliT>n de MouRLON, auxquelles nous faisions allusion plua haut, p. 27,1e développement, assez confus d'ailleurs, de toutes les déônitione ainsi présentées dans les Traités, eu procédant suivant la même méthode : d'abord la loi, ensuite le droit.

des matières, plus classique, mais moins rationnel adopté par le Gode civil ^

« Le droit [dans lesefls qui lui sera habituellement donné dans cet ouvrage] ^ est V ensemble des lois ^ à l'observation desquelles l'homme peut être contraint par une force extérieure ou physique.

« [Cette définition n'embrasse pas le droit dans ses rapports les plus étendus, mais seulement dans ses rapports avec les lois. Le droit, en effet, a des acceptions diverses et des aspects multiples : on peut lui faire comprendre les choses divines et humaines, le for intérieur et le for extérieur; on peut le considérer sous un aspect relativement moins étendu, en le renfermant dans le cercle des affaires et des intérêts de ce monde. De là vient le nombre et la variété des définitions qu'ont essayées les jurisconsultes et les moralistes; de là viennent aussi les critiques : on définit à un point de vue, on critique

1. Massé et Vergé, le Droit civil français, par K. S. ZACHARiiC, traduit de l'allemand sur la 5* édition, annoié et rélabli suivant Vordre du Code Napoléon, 1854, t. I, p. 3. Voir dans la préface d'AuDRY et Rau, 3' éd., p. X, le jugement porté par ceux-ci. sur cette manière de « démolir >» l'œuvre de Zacharifc

2. Les passages entre crochets ne sont pas de Zacharise, mais de Massé et Vergé.

3. Tradutlore, Iraditore. On ne saurait dire, à proprement parler, que la traduction, par ces derniers mots, du passage correspondant de Zachariai soit absolument inexacte, mais il y a doute (v. infrà, p. 55 et note 1). En tous cas il estnianifeste que Massé et Vergé ont forcé, dans l'ensemble, la pensée de Zachariae : la preuve s'en trouve dans la traduction des rubriques. La définition du droit figure au Manuel de Zachariae sous une rubrique intitulée: De la !?cience du droit en général (von der lieclitswissenschafl in allgemeinen) ; Massé et Vergé remplacent ce litre par cet autre : Définition du droit, des lois et de la jurisprudence. Et l'on goûtera peu le procédé consistant ii restreindre, par les mots mis entre crochets visés parla note ci-dessus, la portée d'une définition du droit que Zachariœ concevait comme une définition absolument générale (cf. infrà, p. 54 et s.).

à un autre. Le droite au surplus^ est peut-être du nombre des choses qui se comprennent mieux qu'elles ne se définissent. Il n'est pas, même parmi les moins lettrés, qui ne se rendent parfaitement compte de ce que c'est que le droit, et dans l'esprit de qui ce mot ne réveille l'idée de ce qu'on peut et de ce qu'on doit, non pas précisément selon les règles du for intérieur et de la conscience, mais surtout selon les règles d'action établies par une autorité à laquelle on est tenu d'obéir. Le droit est l'ensemble de ces règles d'action. Chacune de ces règles d'action est une loi.] »

Laissons de côté, pour l'instant, les premières phrases de ce paragraphe : nous aurons l'occasion de revenir sur la définition de Zachariae, en examinant le parti, infiniment supérieur à celui de Massé et Vergé, qu'ont su en tirer Aubry etRau ^ Ne retenons que le passage (souligné par nous en italique) où il est suggéré que le droit, en somme, est une notion qui pourrait parfaitement se passer de définition : il était réservé à Laurent, dont l'interprétation stricte, presque servile, à l'endroit de tout ce qui est texte constitue l'originalité, d'aborder ses Principes du droit civil français (33 volumes) en omettant toute définition, voire toute tentative même de définition du droit.

Gomme Touiller, Marcadé, Demante et Demolombe, Laurent part de la notion de la loi-, ce qui, chez lui, se comprend encore plus i{ue chez tout autre. 11

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