‹ Eléments d'introduction générale à l'étude de science juridiqueChapitre 49 sur 95 · d.,ch. XIX, i 2 (Bowring, I, p · texte numérisé non relu

d.,ch. XIX, i 2 (Bowring, I, p

7. Traités de léffislalion, t. II, Principes du Code ciuil, ch. I, JDes ■Jrolts et obligations, p. 1 et s.

objet en créant des droits qu'il confère aux individus »; toutefois, la loi ne pouvant créer de droits qu'en créant des obligations correspondantes, « le citoyen ne peut acquérir des droits que par le sacrifice d'une partie de sa liberté», et «le gouvernement s'approche de la perfection à mesure que l'acquisition est plus grande et le sacrifice plus petit*, ». Voilà, dira-t-on, une théorie du droit qui se tient, déduite du fond même de la philosophie de Bentham. Pourquoi ne pas l'avoir coulée au moule d'une définition ?

La raison, Bentham nous permettra de l'apercevoir dans vn troisième de ses écrits, dans les Principes de législation ({\i\'pvécèàeji\.\es Traités de législation civile et pénale (édition française d'Etienne Dumont) -. Sous la rubrique suggestive d'un chapitre intitulé : « Exemples des fausses manières de raisonner en matière de législation ^ », et d'un paragraphe portant en exergue : « Définition arbitraire n'est pas raison'^», le philosophe utilitaire débute ainsi : « Rien n'est plus commun parmi les Jurisconsultes et les Écrivains politiques, que de fonder des raisonnements et même de construire de longs ouvrages sur des définitions purement arbitraires... Montesquieu lui-même est tombé dans ce vice de raisonnement, dès le début de son ouvrage. Voulant définir la Loi, il procède de métaphore en métaphore : il rapproche les objets les plus disparates,

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