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la Divinité, le monde matériel, les Intelligences supérieures, les bêtes et les hommes. On apprend enfin que les lois sont des rapports et des rapports éternels. Ainsi la définition est plus obscure que la chose à définir. Le mot loi, dans le sens propre, fait naître une idée passablement claire dans tous les esprits : le mot rapport n'en fait naître aucune. Le mot loi, dans le sens figuré, ne produit que des équivoques, et Montesquieu, qui devait dissiper ces ténèbres, les redouble. » — Et Bentham, après avoir critiqué la célèbre formule de l'auteur de VEsprit des Lois (que, sous l'inspiration de Portalis, le projet de titre préliminaire du Gode civil avait reprise)*, conclut dans les termes que voici : «Ce premier chapitre de Montesquieu a produit bien du galimathias. On s'est creusé l'esprit pour chercher des mystères métaphysiques où, il n'y en a point... Suivre des rapports et confondre des rapports, c'est ce que je n'entends point du tout. Ces termes abstraits n'excitent en moi aucune idée, ne réveillent aucun sentiment. Je suis d'une indifférence absolue sur les rapports \\q ne m'intéresse qu'au bien et au mal '^. »
Quand on auia lu ces passages, on ne s'étonnera plus de voir que le fondateur de l'utilitarisme, bien qu'en possédant tous les éléments '^, n'ait pas cru
1. <( La loi, on yénéi-al, est la raison humaine, en tant quelle gouverne tous les peuples de la terre.» {Esprit des lois,liv. I, ch. III)