‹ Eléments d'introduction générale à l'étude de science juridiqueChapitre 66 sur 95 · P. 200; cf. p. 198 u6 inil · texte numérisé non relu

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mélancolique résignation, à sa déchéance, à sa disparition, à son décès ?

Des auteurs, certes, s'en accommoderaient, qui l'ont déjà pour moitié enseveli, en la forme du droit» subjectif » (c'est-à-dire des droits individuels), et qui rêvaient mêmç autrefois, sans fleurs ni couronnes, d'un enterrement encore plus complet ! M. Duguit n'écrivait-il pas, il y a dix ans : « Le mot droit prête à toutes sortes de confusions, et, au risque de paraître paradoxal, nous estimons que ce serait un grand progrès de bannir ce mot de la langue scientifique ^ » ?

Eh bien ! non. Nous ne saurions tolérer aujourd'hui devoir organiser froidement ces obsèques.

L'élimination de la définition du droit, nous savons ce que cela signifie ; il suffit de relire les quelques pages où notre collègue Demogue dessine, d'après l'observation des faits, « la notion la plus réaliste que l'expérience nous donne du droit- » : « C'est, peuton dire, la force qui est finalement la plus forte, la force de celui qui peut rire le dernier, et rire bien comme le veut le proverbe^. »

Ne pas définir le droit, c'est consentir à se courber devant le règne incontesté de la force. Qui de nous oserait l'accepter?

« Ce que nos conceptions morales nous révèlent, écrit magistralement M. H. Berthélemy ^, ce que l'état social des peuples civilisés nous montre avec

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