Id., p
4. Article cité suprà (tirage k part, p. 20). Cf. Ihering, Zweck, ch. vin, I 2 (trad. Meulenaeke, p. 169) : « Le droit, c'est la politique de la force. »
la plus indiscutable clarté, c'est la subordination de la force au droit, c'est le droit créant la force pour se faire respecter, et non pas la force inventant le droit pour faire tolérer sa suprématie. Ihering nie vainement que le droit soit « le principe qui régit le « monde ». Nous voulons bien admettre comme lui que « le droit n'est pas un but en soi, mais seulement « le moyen d'atteindre le but, qui est le maintien de la « société humaine.. » Mais on profère un blasphème contre la dignité humaine en soutenant que le droit n'est ici qu'un instrument que la force emploie pour arriver à ce but. La société n'est pas digne de ce nom tant que la force seule y règne. Elle ne peut se développer, se civiliser que par le triomphe du droit sur la force, par la suppression de la force en tant que violence habituelle, par la domestication de la force, réduite à n'être plus que l'agent d'exécution du droit ^ »
1. Cf. Le Droit de la force et la force du droit, par J. Flach, professeur au Collège de France, p. f>3 et s. (la doctrine scientifique du droit de la force).