‹ Eléments d'introduction générale à l'étude de science juridiqueChapitre 75 sur 95 · Ibid., p. 113 in fint et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., p. 113 in fint et suiv

daus leur définition, que, par le mariage, l'homme et la femme s'unissent a en vue de fonder une famille » ? Est-ce pour faire entrer dans la définition du mariage, et comme trait spécifique de cette union, le dessein de perpétuer l'espèce, qui est, au premier chef, nous l'avons dit, le point de vue de l'intérêt social ? Non, répondent-ils, et fort juridiqueiiîent.^ar le Gode autorise le mariage entre personnes âgées et les unions dites in extremis^ lesquelles sont forcément stériles. Mais pourtant MM. Colin et Capitant, s'étant fort bien aperçus qu'une définition du mariage qui. ne provoquerait pas, au moins par les voies de Vintuition, l'idée de la procréation des enfants « qui constitue, aux yeux du moraliste et du sociologue, la plus importante fonction de l'institution du mariage » ^ ne serait qu'une définition imparfaite, ont su, par cette formule habile, «la fondation d'une famille », non spécifier la procréation (ce qui rendrait la définition inexacte quant au droit), mais, très opportunément, l'évoquer"^.

Par les explications qui précèdent, nous pensons maintenant que le lecteur aura compris ce que nous entendons par mission de, précision et mission Révocation dans la définition juridique.

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