‹ Éléments d'introduction générale à l'étude des sciences juridiquesChapitre 17 sur 93 · ld., ibid., rr · texte numérisé non relu

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4. Demante et Golmet de Santerre. Cours analytique du Code civil, t. I.

LA. DEFINITION DU DROIT

rubrique plus prometteuse : « Introduction, I titre unique : du droit en général et du droit français en particulier. Chapitre 1er: du droit en général. x>

Mais voici comment ii débute :

« L'idée de droit est essentiellement liée à celle de loi. La loi, au point de vue moral sous lequel nous avons exclusivement à l'envisager, est une règle établie par une volonté supérieure pour diriger les actions humaines. La conformité à la loi peut s'exprimer par l'adjectif droit, qui devient alors synonyme de juste. La recherche de ce qui est droit, c'est-à-dire de ce qui est juste, devient un objet d'étude, une science qui prend elle-même le nom de droit, et que l'on peut définir : l'art 1 de connaître et d'appliquer la loi ou, plus brièvement, l'art de distinguer le juste de l'injuste. »

Demolombe, enfin, toujours au même point de vue, n'est pas moins instructif.

Son chapitre Ier est intitulé : « du droit et des lois » . Mais le sommaire qui figure sous cet intitulé renverse l'ordre : « § 1, de la loi et du droit ».

Le renommé jurisconsulte s'exprime alors ainsi :

« La loi est une règle établie par l'autorité qui, d'après la Constitution politique, a le pouvoir de commander, de . défendre ou de permettre, dans toute l'étendue de l'État. La loi véritable et proprement dite, la loi qui fait l'objet de nos études comme jurisconsultes est donc une règle sanctionnée parla puissance publique, une règle civilement et juridi-

1. V. la critique de cette définition dans la 6* éd. de Marcadé et P. Pont, îoc. cit. suprà, p. xxvî, note 1.

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quement obligatoire. — Le droit est le résultat, ou bien V ensemble de ces règles i, »

Et c'est tout. Sans doute, quelques pages plus loin, Demolombe établit la distinction entre le droit positif et le droit naturel, et s'étend sur leur comparaison avec son abondance coutumière ; mais sa définition générale reste posée telle que nous venons de la transcrire, c'est-à-dire, on le voit, « en fonction » de celle de la loi.

Nous pourrions multiplier lès citations de ce genre3. Nous pensons que les précédentes suffisent pour caractériser la première catégorie que nous avons voulu établir. Et si nous croyons maintenant, pour clore ce chapitre, devoir reproduire deux passages empruntés à deux ouvrages inspirés de la même doctrine, c'est pour montrer à quels résultats cette dernière doit conduire logiquement : la suppression de toute définition du droit.

Voici en effet ce que nous lisons dans l'édition dans laquelle Massé et Vergé avaient commis l'erreur regrettable (pour ne pas dire plus) de détruire le plan de Zachariae (le maître et modèle d'Aubry et Rau) pour rétablir dans ce mémorable ouvrage l'ordre

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