Loc. cit., p
3. Voir notamment les mêmes Principes de législation, p. 135, sur l'opposition du droit positif et du droit naturel, et la Vue générale d'un corps complet de législation, même volume, p. 141 et s. (V. spécialement p. 147 et note l, sur le droit « inter-national »>.)
devoir nous léguer, condensant ses théories sociales, une définition du droit.
Autant la définition du droit est volontairement écartée dans Bentham, autant, au contraire, au premier abord, elle semblerait en particulier honneur chez l'un des sociologues contemporains les plus qualifiés, M. Gaston Richard, professeur de philosophie, auteur d'une très intéressante thèse de doctorat ès lettres sur l'origine de ridée du droit, soutenue en Sorbonneil y a vingt-cinq ans1.
Quand on ouvre cette remarquable étude au point de vue particulier qui nous occupe, un espoir naît dès les premières pages : M. Gaston Richard est un auteur qui définit. Malheureusement, dans cet ouvrage de début (le distingué sociologue s'en est fort bien corrigé depuis), M. Richard cède à l'entraînement de définir trop, et trop souvent. Il est vrai que ses définitions sont entourées de réticences, de restrictions qui en limitent la portée. L'auteur ne dit pas : «La fin sociale est... », « le droit est... », mais écrit : « Il n'est pas douteux que... », « la fin sociale n'est autre que... », «le droit exprime...2 », et ainsi de suite, jusqu'aux conclusions finales où nous trouvons une formule, dite « formule du devenir du droit3 »,et une définition du droit incluse dans une