‹ Éléments d'introduction générale à l'étude des sciences juridiquesChapitre 56 sur 93 · Ici., p. 459 et s · texte numérisé non relu

Ici., p. 459 et s

2. La Lutlepourle droit, trad. Meulenaere, 1890. V. notamment p. 55 et aussi p. 79: « J'ai déjà cité l'Anglais toujours prêt à la lutte et je ne puis que* répéter ce que j'en ai dit : dans la lutte acharnée qu'il soutient pour un simple franc, se trouve le développement politique de l'Angleterre. Personne n'essaiera d'arracher ce qu'il

LA DÉFINITION DU DROIT

Entre V « homme-but » et la « société-but », entre ce qu'il appelle lui-même, crûment, et en les exaltant tous deux, V « égoïsme social » et Y «égoïsme individuel1 », voici que Ihering se trouve pris. Gomment résoudra-t-il le problème ?

Il le résout par un moyen qui vaut d'être noté ici. Car, ainsi que nous l'annoncions, il n'est autre qu'un jugement porté par Ihering sur le caractère respectif de ses propres définitions du droit.

Ihering commence par essayer, tout d'abord, de hiérarchiser les buts. Sans doute, dit-il, les conditions vitales de la société ne sont qu'une abstraction, et le vrai sujet final, l'unique, c'est l'homme, l'individu; toutes les règles du droit « ont l'homme pour but2 ». Mais la vie sociale, par la permanence des buts communs, a superposé à l'homme les groupements sociaux. Certes, ces groupements (tels que les Etats, les associations) ne sont composés que d'humains, et ce sont des personnes physiques qui, à travers les personnes morales, recueillent les bénéfices réalisés par ces dernières; toutefois, à cause de cette interposition même d'un sujet de droit qui lui est supérieur, le but du droit s'éloigne de l'individu, et ne se réalise plus pour lui que d'une façon détournée, médiate. Dans quelle mesure ?... Ici Ihering s'arrête. Il renvoie le lecteur, pour réponse,

a de plus précieux à un peuple où chacun, même dans les choses les plus infimes, a pour habitude de défendre intrépidement son droit ».

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