‹ Éléments d'introduction générale à l'étude des sciences juridiquesChapitre 55 sur 93 · Zweck, 3' éd., ch. vin, % 12,p · texte numérisé non relu

Zweck, 3' éd., ch. vin, % 12,p

3. Zweck, S' éd., p. 442. Cf. l'épigraphe placée en tête de ce dernier ouvrage de Ihering : «Le but est le créateur du droit tout entier. »»

4 Ibid., p. 443.

taies » (conservation et propagation de la vie, travail, échange...) Mais sa pensée mérite, au contraire, d'être analysée avec curiosité, lorsqu'il arrive aux conditions qu'il appelle « purement juridiques », c'est-à-dire à celles qui ne reposent pas sur la nature, et par lesquelles la société,danslebutde les assurer, doit exclusivement faire appel au droit (régime fiscal, service militaire, etc.) Car ici, Pauteur rencontre en antagonisme avec la société, but du droit, qui... ? l'homme, l'individu1.

C'est ici que se dresse alors devant Ihering le souvenir de sa première définition « par le but », celle qu'il avait posée, sur le terrain du droit « subjectif », dans son Esprit du droit romain, et que nous rappelions au début. La théorie dont cette définition était issue faisait de l'homme le centre même du droit : « Le destinataire de tout droit, c'est Y homme » , y disait Ihering. Parvenu au faîte des honneurs, dans tout l'orgueil d'une réputation mondiale acquise grâce à ses doctrines antérieures, allait-il être obligé de se démentir ?

Allait-il également se voir forcé de revenir sur une autre de ses idées chères, basée, elle aussi, sur l'individu, l'idée émise dans cette retentissante conférence de Vienne publiée sous le titre la Lutte pour le droit, où Ihering faisait reposer tout le droit sur la résistance et l'énergie de l'homme2?

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