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2° Rosacée, ordinairement à cinq pétales, à onglets très-courts, étalés en rose (Ronce, fig. 48).
Fig. 50,
3° Caryophyllée, composée de cinq pétales, à onglets très-longs, enfoncés dans le calice (Œillet).
Corolle polypétale irrégulière,
F © Papilionacée, corolle composée de cinq pétales inégaux et dissemblables, disposés de la manière suivante (jig. 50): 1° un supérieur, plus grand que les autres, nommé Ætendard (a); deux latéraux semblables, appelés Aîles (b) ; deux inférieurs, ordinairement soudés, formant une espèce de nacelle qu’on appelle Carène (ce, Pois).
2© Anomale. On nomme ainsi la corolle formée de pétales irréguliers, qui ne présente pas la forme de la corolle papilionacée (Violette, jig. 47),
Fig. 49.—Corolle campanulée de la plante vulgairement appelée Cloches
(Campanula rotundifolia).
Fig. 50.—Corolle papilionacée du Pois; & étendard; b les ailes; © la carène,
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#, Corolle monopétale régulière. +
1° pus lorsque le tube s’évase de la base vers la partie supérieure, de manière à simuler une eloche (Campanule, fig. 49).
2° Infundibuliforme, lorsque le tube, étroit à ..la partie inférieure, est surmonté d’un limbe campanulé, ce qui lui donne la forme d’un entonnoir (Tabac).
3© Hypocratériforme, lorsque le tube est long et surmonté d’un limbe étalé à plat (Lilas).
4© Urcéolee, le tube est renfié au milieu, et présente la forme d’un grelot (Bluet Vaccinium).
5© Rotacée, le tube est très-court et le limbe est en forme de roue (Patate ou Pomme de terre).
Corolle monopétale irrégulière,
1© Labiee, lorsque le tube est plus ou moins allongé, la gorge ouverte et peu dilatée, et le limbe partagé en deux lèvres, l’une supérieure, l’autre inférieure ( fig 51).
2°© Personnee ; dans ce cas, la corolle présente une gorge ouverte et très-dilatée que surmontent deux lèvres inégales ; sa forme se rapproche du mufie d’un animal (Linaire).
S 76. Dédoublement des fleurs. Nous avons vu précédemment que la corolle est la partie de la fleur qui offre le plus d'intérêt au jardinier fleuriste, Un des avantages les plus remarquables qu’elle présente est
Fig. 51.
Fig, 51,—Corolle labiée,
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la faculté de se doubler. Ce dédoublement peut provenir de deux causes: 1° du changement des étamines en pétales (Rose); dans ce cas, il arrive quelquefois que ses filets seuls se transforment ainsi, et l'anthère surmonte ce nouveau pétale; 2° de la for-
mation de bourgeons floraux à l’aisselle des pétales (Pivoine).
Etamine.
S 77. L’étamine constitue le troisième verticille de la fleur, lorsque colle-ci est complète. De forme ordi: nairement filamenteuse, elle se compose de trois parties: 1° l’anthère, espèce de sac membraneux ; 2© du pollen, poussière composée de granules communément libres, mais quelquefois soudés entre eux; 3° du filet, qui est le support de l’anthère.
L’anthère est ordinairement formé de deux loges de forme ovoide, accolées l’une à l’autre ou réunies par un corps nommé connectif, et chaeune de ces loges s'ouvre pour laisser échapper le pollen.
Cette déhiscence se fait le plus souvent par deux fentes longitudinales, correspondant à chaque loge. Le pollen est composé de
Fig. 52.
Fig. 52.—Fleur ouverte du Fuschia, montrant les étamines a, et le pistil b.
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granules libres, en général trop petits pour être distingués à l'œil nu; ils sont ordinairement sphériques ou ovoides, et leur couleur varie. Examinés au microscope, chacun des grains du pollen est pourvu d’une double membrane, dont l’intérieur est rempli d’une substance mucilagineuse, nommée fovilla. Le pollen se présente quelquefois sous forme de masses solides (les Orchidées). Le filet est ordinairement étroit et allongé ; il peut manquer, et l’on dit alors que l’anthère est sessile.
S 78. Le nombre des étamines est très-variable ; quelquefois les fleurs n’en renferment qu'une; d’autres fois on en compte plus de cent. Lorsque le nombre ne dépasse pas dix, les étamines sont appelées définies ; dans le cas contraire, on les appelle indefinies.
$ 79. Sous le rapport de la longueur, les étamines présentent quelquefois des caractères constants. A'ïnsi certaines fleurs renfermeront quatre étamines, dont deux sont plus longues ; d’autres fleurs, comme celle du chou, auront six étamines, dont quatre sont plus longues. Dans le premier cas, l’on dit que les éta mines sont didynames ; dans le second cas, on les appelle fetradynames.
$ 80. Les filets sont ordinairement libres (Lis, Rose); mais quelquefois ils se soudent entre eux, et forment un ou plusieurs faisceaux ; de là les noms d’étamines monadelphes, lorsqu'elles sont réunies en un seul faisceau (Mauve, Passe-rose) ; diadelphes, lorsqu'elles forment deux faisceaux (Pois); polyadelphes, lorsqu'on en compte plusieurs.
$ 81. L’on distingue trois modes d’insertion de l’é-
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famine relativement au pistil. On nomme insertion hypogynique, lorsque les étamines sont insérées sous l'ovaire (fig. 53); périgynique, autour du pistil (fig. 54); enfin épigynique, lursque les étamines semblent être insérées sur la partie supérieure du pistil.
Remarque importante. La position de l’étamine, relativement au pistil, offrant des caractères d’une grande valeur dans la classification des plantes, nous attirons l'attention du lecteur sur les deux premiers modes que nous venons de signaler. Comme l’insertion, appelée épigynique, repose sur une fausse apparence, nous avons mis de côté ce caractère dans la rédaction des tableaux analytiques qui accompagnent cet ouvrage.
Pistil,
$S 82. Le pistil est le quatrième verticille de la fleur complète ; il occupe ordinairement le centre de la fleur, et renferme les germes qui doivent se transformer en graines. Il est formé d’un ou de plusieurs
Fig. 53.—Pistil du Pavot montrant l'insertion hypogynique des étamines. l'ig. 54. —Pistil de la Rose montrant l'insertion perigynique.
appendices. nommés carpelles.. On distingue trois parties dans le pistil: l’ovaire, le style et le stigmate. On donne le nom de pistil à l’ensemble. des carpelles libres ou soudés. Le pistilse compose: 1 © d’une partie inférieure plus renflée, que l’on nomme ovaire ; 2° d’une partie su- -périeure, plus petite, mais qui présente les formes les plus variées ; cette partie se nomme stigmate ; 3 © d’une troisième partie, ordinairement filiforme qui unit l'ovaire au stigmate ; c’est le style (fig. 55).
L'ovaire a pour caractère, dit Richard, de présenter, quand on le coupe longitudinalement ou en travers, une ou plusieurs cavités, nommées loges, dans lesquelles sont contenus les rudiments des graines, qu’on Fig. 55. nomme ovules. L'on conçoit de suite que, lorsque l'ovaire provient d’un seul carpelle, il sera nécessairement uniloculaire, c’est-à-dire, présentant une seule loge ; si, au contraire, il provient de plusieurs Carpelles soudés, il pourra présenter deux, trois, quatre ou un plus grand nombre de loges ; de là les expressions de bi-loculaire, tri-loculaire, multiloculaire. |
Le stigmate est un corps glanduleux qui surmonte le style ; il est quelquefois appliqué immédiatement sur l’ovaire (Pavot, fig. 53); dans ce cas, l’on dit qu'il est sessile. Sa forme est très-variable ; mais il se présente le plus ordinairement sous forme de petit ma-
Fig. 55.—Pistil de la Capucine.
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melon. Il est simple, quand il surmonte un carpelle unique ; composé, lorsqu'il est formé de plusieurs stigmates réunis en un seul.
Le style est un filet plus ou moins long qui sert de support au stigmate. Comme ce dernier, il peut être simple ou composé.
S 83. Position de l'ovaire. L'ovaire est le plus souvent libre au fond de la fleur, c’est-à-dire que sa base correspond au point où sont insérées les étamines et ” les enveloppes florales ; dans ce cas, on dit que l’ovaire est libre, ou, ce qui est la même chose, qu’il est su- - père (Pavot, fig. 53). Mais, dans d’autres cas, on ne
peut apercevoir l’ovaire au fond de la fleur, et celui-ci semble être placé au-dessous du point d'insertion des autres parties; alors, on dit que l'ovaire est infère (Rosier, fig. 54).
Usages naturels des fleurs. Nous venons d’énumé: rer les différentes parties de la fleur; nous allons maintenant faire connaître leurs usages, leurs fonctions, et dire comment, à une certaine époque, les étamines et les pistils se combinent pour former le fruit et mürir la graine.
Pour que le germe, contenu dans le pistil, arrive à maturité et devienne graine, il faut que le pollen vienne se mettre en contact avec le pistil. Pour cela l’anthère s'ouvre, le pollen s'échappe et vient se déposer sur le stigmate. Arrivé là, le pollen rencontre un certain degré d'humidité, qui gonfle chacune des cellules dont il est composé; celles-ci s’allongent et pénètrent, à travers les tissus, jusqu'à l’intérieur de l'ovaire. A partir de ce moment, les sucs se portent
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sur l'ovaire, qui continue à se développer, tandis que les autres parties de la fleur se flétrissent. On dit alors, en terme de jardinage, que le fruit est noue ; ce fruit a toutes les chances d’arriver à maturité.
Fruit,
$ 84. Le fruit n’est autre chose que l’ovaire parvenu à maturité. Il se compose de deux parties essentielles, qui sont le péricarpe ou enveloppe, et la graine, qui contient le germe d’une nouvelle plante.
Le péricarpe est formé par les parois de l'ovaire ; par conséquent, il existe toujours, quelque mince qu'il soit, et présente invariablement plusieurs parties, qu'il estimportantde distinguer.
Ces parties sont: 1° l’epicarpe ou couche extérieure, c'est cette espèce de peau que l’on peut enlever facilement sur certains fruits, Pie: 56.
comme sur la prune; 2° une partie moyenne, que l’on nomme mesocarpe (sarcocarpe quand le fruit est charnu) ; 3° la couche interne, qu’on nomme endocarpe. Ces trois parties sont très-faciles à distinguer dans la pomme (fig. 56); ainsi, ce que l’on appelle peau est l’épicarpe (a) ; la partie charnue que l’on mange est le sarcocarpe (b); enfin les enveloppes cartilagineuses qui entourent les pepins forment l’endocarpe (c).
Fig. 56.—La Pomme; « épicarpe ; b sarcocarpe ; € endocarpe.
S 85. Le fruit, succédant à l’ovaire ($:82), peut offrir .
plusieurs loges: Ainsi, les fruits sont 'uniloculaires; lorsqu'ils ne présentent qu'une seule loge ; multiloculaires, lorsqu'ils ont plusieurs loges. Ces loges ellesmèmes sont dites monospermes, lorsqu'elles ne contiennent qu'une seule graine; oligospermes, lorsqu'elles n’en renferment que quelques-unes ; polyspermes, si elles en contiennent un grand nombre.
S 86. L'aspect divers que présentent les fruits a permis de les partager en deux classes, les fruits secs et les fruits charnus. On nomme fruits secs ceux qui ont une consistance sèche et coriace (Pois, Fèves) ; fruits charnus ceux dont le mésocarpe est très-développé (Pomme, Prune). À
L'on nomme fruits dehiscents ceux qui s'ouvrent pour laisser échapper les graines (Pois); indehiscents
Fig. 57. Fig. 58,
ceux qui ne s'ouvrent pas, la graine n'étant mise en liberté que par la décomposition du péricarpe (Blé). La déhiscence la plus commune est celle qui se fait
Fig. 57.—Déhiscence valvaire de l’Irès versicolor. Fig. 58.—Déhiscence circulaire du Plantain.
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