‹ Éléments de botanique et de physiolgie végétale, suivis d'une petite flore simple et facile pour aider à décourvrir les noms des plantes les plus communes du CanadaChapitre 17 sur 71 · MN · texte numérisé non relu

MN

A) à GS\ | pi

Fig. 40.

S 65. Le corymbe est une inflorescence dont les axes secondaires, naissant à différentes hauteurs, viennent aboutir tous à un même niveau. Le corymbe sera composé, lorsque la plante est munie d’axes tertiaires qui se ramifient comme le corymbe simple ( fig. 40).

Fig. 40.—Corymbe du Senellier (Cratægus Crus-Galli).

S 66. L'ombelle diffère du corymbe en ce que les axes secondaires partent tous d’un même point pour s’elever à peu près à la même hauteur. L'ombelle est dite composée, lorsque l’inflorescence présente un grand nombre d’ombelles simples, nommées ombellules, qui naissent du sommet tronqué de l'axe (Carotte, etc.).

Fig. 41.

S 67. Panicule, Thyrse. Ces deux espèces d’infiorescences se composent d’axes tertiaires. Lorsque les

À Fig. 41.—Panicule de l'Avoine cultivée.

2 Qi) 2.

rameaux inférieurs s’allongent au point que l’inflorescence présente une forme pyramidale, on lui donne le nom de panicule (Avoine, fig. 41) ; si, au contraire, les rameaux qui naissent à la partie moyenne sont plus longs que les autres, on lui donne le nom de thyrse (Lilas). Dans ce cas, la forme de l’inflorescence sera plus ou moins ovoide. |

$ 68. On donne le nom de cymes aux inflorescences définies qui se composent d’axes terminaux, aboutissant chacun à une fleur placée à peu près au même niveau (Sureau, Quatre-saisons).

S 69. Cyme scorpioide. On nomme ainsi une mflorescence en forme de crosse, dont les fleurs n’occupent que le côté convexe de l’axe roulé (Héliotrope).

Préfloraison,

S 70. On exprime ainsi la disposition qu’affectent les enveloppes florales, lorsque la fleur est encore à l’état de Bouton.

Fig. 42. Fig. 43. Fig. 44.

Les botanistes distinguent un grand nombre de préfloraisons ; mais elles peuvent toutes se réduire aux trois suivantes, que nous allons signaler.

Fig. 42.—Préfloraison convolutive du calice dans les Magnolia.

Fig. 43.—Préfloraison tordue du Lin.

Fig. 44.—Préfioraison valvaire du Clematis Virginiana.

Me Ve

1© Préfloraison imbriquée, lorsque les pièces. du calice et de la corolle se recouvrent en tout ou en partie. Dans le premier cas, la préfloraison est dite convolutive (fig. 42); dans le second, on la nomme quinconciale.

2© Préfloraison tordue, lorsque les pièces sont disposées en spirale, de manière à se recouvrir en partie (le Lin, fig. 43).

3© Préfloraison valvaire, lorsque .les pièces d’un verticille ne se touchent que par les bords (Clématite.

fig. 44).

Calice.

S 71. Le calice est la pius extérieure des enveloppes florales ; il est d’une consistance ordinairement herbacée. Le calice se compose d’un nombre variable de pièces nommées sépales, qui sont tantôt libres, tantôt soudées ( fig. 45).

Le calice et la corolle forment ce que l’on appelle enveloppes florales, et lon donne le nom de périanthe à l’ensemble de ces enveloppes. Mais le calice existe-t-il toujours ? Plusieurs botanistes ont prétendu que les plantes monocotylédonées n’avaient qu’une seule de ces enveloppes. Cependant, après un examen plus approfondi, il est généralement reçu que ces plantes ont un calicé et uné corolle. La chose est quelquefois difficile à cons-

Fig. 45.

‘Fig. 45.—Caliée d’une de nos roses sauvages (Rosa parviflora). pe

cu — 62 —

tater, parce que ces deux verticilles ont souvent la même consistance et la même coloration, par exemple, dans la Tulipe; mais ces deux séries de pièces sont toujours placées sur deux rangs différents; quel: quefois même elles sont différemment colorées (les Trillium) ; d’autres fois, les pétales sont plus petits, comme dans les [ris (fig. 46).

Fig. 46.

$ 72. Lorsque les sépales restent parfaitement distincts et non soudés, le calice prend le nom de polysépale ; si, au contraire, ils se soudent sur une longueur plus ou moins considérable, le calice se nomme monosépale. |

Fig. 46—Fleur de l'Iris ; a pétales, plus petits que les sépales ; b sépales rabattus. :

UN ve

Ces déux espèces de calice peuvent encore offrir d autres modifications ; ainsi le calice. sera régulier lorsqu'il se composera de sépales égaux et disposés d'une manière symétrique ; mais il sera irrégulier dans le cas contraire. Les divisions du calice sont quelquefois réduites à une simple soie ; souvent ces soies sont plus nombreuses, et forment une espèce de collerette, que l’on appelle aigrette ou Pappus (Pisse-en-lit). Disons enfin que le calice peut être caduc, lorsqu'il tombe à l’époque de l’épanouissement de la fleur ; persistant, lorsqu'il accompagne le fruit jusqu’à la maturité.

Corolle,

$ 73. La corolle est la plus intérieure des enveloppes florales ; elle est en général d’une texture pus délicate que le calice, et se pare presque toujours des plus brillantes couleurs. Elle se compose de plusieurs pièces nommées pétales, qui sont tantôt libres, tantôt soudés.

— mi NS De toutes les parties de la , À Sd fleur, la corolle est sans con- y

tredit celle qui se fait remar- CES” quer par sa coloration brillan- ù te; par conséquent, c’est elle qui offre le plus d'intérêt au jardinier fleuriste. Ses cou- . leurs présentent toutes les nuances du prisme, depuis le blanc le plus pur jusqu'aux teintes les plus foncées ;

Fig. 47.

* Fig. 47.—Corolle anomale de la Pensée.

un OS

de là une source d'avantages pour l’horticulteur.

Maïs, si l’on veut que le parterre ne perde rien de

son éclat, il faut que ces couleurs soient distribuées avec choix ; les plus belles fleurs, mal disposées dans un jardin, produiraient souvent des effets faux et même discordants, si l'influence des couleurs voisines

était négligée. Nous donnerons ici deux règles à

suivre dans la distribution des couleurs dans un parterre et même dans la confection d’un simple bouquet.

L'on sait que la couleur blanche est eomposée de toutes les autres couleurs, dont les principales sont

- désignées sous les noms de rouge, orangé, jaune, vert,

bleu et violet. Quelle que soit la manière dont on

explique cette composition du blanc, il est certain

qu'on peut reproduire presque parfaitement toutes les couleurs par des mélanges convenables de trois d’entre elles :

le Rouge, le Jaune et le Bleu,

ce qui les à fait appeler couleurs primitives par quelques savants ; les autres portent le nom de couleurs coïnposées. Ajoutons que chaque couleur primitive a de plus sa couleur complémentaire, qui est le mélange des deux autres couleurs primitives ; ainsi la couleur complémentaire du rouge sera le vert, qui est un mélange de bleu et de jaune. Ceci posé, nous donnerons les deux règles suivantes :

1© A côté d’une couleur primitive, mettre sa couleur complémentaire : par exemple, le rouge à côté du vert. 2© Né jamais employer une couleur composée étitre les deux couleurs primitives qui la composent : ainsi éviter de mettre le violet entre le rouge et le bleu.

: $ 74. Lorsque les pétales restent libres et distincts, la corolle -prend le nom de polypétale ; lorsqu'ils se soudent entre eux et ne scmblent former qu’une seule pièce, la corolle s'appelle monopétale. Ainsi, la corolle de la Ronce ( jig. 48) sera polypétale, et celle de la Campanule (fig. 49) sera monopétale,.

Dans un pétale, on distingue deux parties: 19© l'onglet, qui Lt LE ZZ est la partie inférieure, rétrecie KR it: i) JÉ | et ordinairement allongée ; 2© N S 0. É la lame, partie supérieure et - Ê / ut = élargie qui surmonte l'onglet. .

Dans la corolle monopétale, on distingue trois parties: 19© le tube qui occupe la partie inférieure ; 2° le limbe, qui est la partie évasée et plus ou moins découpée à la partie supérieure; 39 la gorge, point intermédiaire entre le limbe et le tube,

Fig. 48.

& 75. La corolle soit polypétale, soit monopétale, est dite régulière, lorsque ses parties sont parfaitement semblables entre elles, quelle que soit d'ailleurs leur forme (fig. 48); on l'appelle érreégulière, lorsque ses parties correspondantes diffèrent entre elles par leur forme et leur grandeur ( fig. 50).

Corolle polypétale régulière,

1© Cruciforme, à quatre pétales onguiculés et dis posés en croix (Chou, Rave, Giroflée),

Fig, 48,—Corolle polypétale de la Ronce,

Page 1