PILOTE LT
Fig. 11.
Fig. 11.—Trachée prise autour de la moelle du Sureau rouge (Saumbucus pubens).
Se die
S 11. Les vaisseaux laticifères sont des tubes plus étroits que les vaisseaux ordinaires quelquefois simples, mais le plus souvent ramifiés de manière à former un réseau à mailles irrégulières, dans lesquels circule un suc propre appelé Latex (fig. 12).
Ces vaisseaux n’ont été observés que dans un petit nombre de végétaux, Leur contenu est une sève élaborée et souvent colorée.
On en voit un exemple vulgaire dans le “ Sang-de-dragon ” si connu dans nos campagnes. Ici ce liquide est rouge; d’autres fois il est blanc et semblable à du lait.
Ces vaisseaux sont encore peu connus. Quoiqu'il en soit, l’on ne peut douter qu'ils prennent une part active à la nutrition des végétaux. La fig. 12 donne une idée de ces vaisseaux.
Fig. 12.
$ 12. Les vaisseaux ordinaires sont des tubes simples, ordinairement cylindriques, qui se prolongent indéfiniment dans le sens des fibres.
Ces vaisseaux ont pour origine des cellules qui s'allongent sans que leurs parois s’épaissisent et que la cavité intérieure diminue, ce qui les distingue des fibres. La face intérieure est tapissée, tantôt de spirales régulières, tantôt de cercles, tantôt de lignes courtes. De là les noms qui rappellent ces diverses modifications.
Fig. 12.—Vaisseaux laticifères, anastamosés du Sang-de-dragon (Sangai- “maria Canadensis).
Le tableau suivant résume tout ce que nous venons de dire sur ces vaisseaux (fig. 11, 13, 14).
Vaisseaux propres . . . . . . . laticifères Trachées , . . spiraux | annulaires, réticulés Fausses trachées rayés, scalariformes, ponctués
Vaisseaux ordinaires
RUIITTUITTUT
Fig. 13. Fig. 14 Fig. 15.
L'Epiderme. Vies trois tissus que nous venons d’ex- ‘aminer ne sont pas immédiatement en contact avec air ; ils en sont séparés par une membrane que l’on nomme épiderme. Cet épiderme se compose de deux parties distinctes: 1° une plus extérieure, appelée cuticule ; elle est dépourvue d'organisation; 2° une plus intérieure, appelée épiderme proprement dit, composée de deux à trois rangs de cellules, de forme ordinairement tabulaire. La cuticule recouvre toutes les parties de la plante ; l’épiderme proprement dit ne se rencontre que sur les parties aériennes des végétaux.
Fig. 13.—Vaisseaux annulaires, tirés de la tige de la Balsamine des jardins.
Fig. 14.—Vaisseaux scalariformes, pris dans une fougère commune (Osmunda regalis). |
Fig. 15.—Epiderme de l’Epinette rouge, (Larix Americana) montrant plusieurs rangs de Stomates. É
Stomates. L'épiderme des plantes est percé de place en place de petites ouvertures appelées stomates. Ces petites bouches microscopiques, que l’on rencontre sur les feuilles et les jeunes branches, ont une forme ovale (fig. 15). Les stomates servent à donner passage à l'air qui pénètre dans l’intérieur des tissus et aussi à exhaler l’oxigène.