‹ Éléments de botanique médicaleChapitre 100 sur 247 · Mélonidb · texte numérisé non relu

Mélonidb

Un noyau. .

b. — Fruits secs.

J Nu 7. CAnyorse.

indéhiscents. ^ Couvert par le calice 8. Achaink.

! Graines d’un côté. 9. Goussb.

Graines de plusieurs cotés. . . 10. Capsule.

1° Bâtes.

Les baies sont tics fruits aqueux, sans noyau, les unes nues, comme les Raisins , les autres recouvertes par le ealiçe, comme les Groseilles. Généralement, elles ne présentent pas de loges bien caractérisées. Elles contiennent des graines disposées sans ordre apparent.

Je traiterai des baies suivantes : 1° des Raisins, 2° des Gro- • seilles, 3° de YAlIcékenge, 4° du Nerprun, 5° des Poivres, 6° des Dattes.

Les Raisins, les Groseilles et l 'Alkêkenge sont de véritables baies à plusieurs graines et à parenchyme plus ou moins succulent. Dans les Nerpruns, la chair est peu abondante. Dans les Poivres et les Dattes, il n’y a plus qu’une graine : ces fruits font le passage des baies aux drupes.

§ I. — Des Raisins.

1° Plante. — L’arbrisseau auquel nous devons les Raisins, la Vigne cultivée (1), appartient à la famille des Vinifères ou Sarmenlacées. Il est originaire de l’Asie. On l’importa d’abord dans la Grèce et dans l’Italie. On croit généralement qu’il fut introduit dans les Gaules par les Phéniciens, lorsqu’ils vinrent s’établir à Marseille. La Vigne est cultivée aujourd’hui dans toutes les parties tempérées de l’Europe. On sait qu’elle forme une des principales richesses de la France.

(I) Vitis vinifera Linn.

Description. — Arbrisseau sarmenteux, pouvant acquérir une hauteur considérable en s’enroulant autour des arbres élevés. Tige tortueuse, noueuse, striée, à écorce fibreuse, crevassée, brune, peu adhérente au bois et se détachant par filaments. Il en sort, tous les ans, des jets très-longs et très-vigoureux [sarments). Bourgeons velus tomenteux. Feuilles alternes, brièvement pétiolées, presque arrondies, échancrées à la base, à b lobes aigus doublement dentés, tomenteux en dessous, plus rarement glabrescents. Vrilles opposées aux feuilles, rameuses, tordues en spirale dans divers sens, herbacées, contenant un suc acide. Inflorescence en grappes également opposilifoliées. Fleurs très-petites, verdâtres. Calice gamosépale, très-court, cupuliforme, à limbe obscurément 5-denté. Corolle à 5 pétales soudés supérieurement en une coiffe qui se détache d’une seule pièce. Étamines 5, opposées, à filets grêles et subulés, portant des anthères cordiformes. Ovaire libre, ovoïde, acuminé, biloculaire, entouré d’un disque annulaire ; stigmate presque sessile, capité, un peu bilobé.

2° Baies. — La grappe de la Vigne est appelée Raisin. Cette grappe est pyramidale, allongée ou arrondie, à baies serrées ou lâches.

Les baies sont pédicellées, ovoïdes ou globuleuses, très-succulentes, tantôt d’un rouge violet ou rougeâtre, tantôt d’un jaune roux ou d’un vert jaunâtre, suivant les variétés, lisses, à peau plus ou moins mince, à pulpe très-aqueuse, plus ou moins sucrée et J lus ou moins parfumée. Elles renferment de 1 à 4 graines. Dans le Raisin de Corinthe, toutes ces dernières ont avorté. Graines obovoïdes, subbilobées. Les baies sont d’abord acerbes, puis acides, puis acidulés, puis douces et sucrées.

Avant leur maturité, on retire des Raisins du verjus.

Quand ils sont mûrs, on les fait sécher ( Raisins secs), soit pour l’usage de la table, soit pour la pharmacie. On les trempe dans de l’eau de lessive ou dans une solution alcaline chaude; puis on les expose au soleil ou bien on les porte dans un four.

On distingue trois sortes principales de Raisins secs : 1° ceux de Malaga, qui sont les plus gros, d’une couleur violacée et fleuris; 2° ceux de Provence (ou Raisins de caisse), de taille moyenne, de couleur roussâtre et non fleuris; 3° ceux de Corinthe, très-petits, rougeâtres et sans pépins. Les deux premières qualités tiennent à leur rafle; la troisième en est séparée.

Mais les produils de la Vigne les plus important sont, sans contredit, le vin, le vinaigre et l 'alcool, dont il sera traité dans des chapitres spéciaux.

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