HOUBLON
FRUITS
Nous éludierons : 1° les cônes, 2° le malaccône, 3° la sorose, 4° le sycône.
Voici leurs caractères abrégés :
, . , , secs. ... !. Cônes.
| sans mv0 uc|e. | charnus. . j écailles bacciformes . 2. Malaccône.
^rults | I calice bacciforme. . . 3. Sonose.
\ avec involucre 4. Sycône.
lu Cônes.
Les cônes sont au nombre de deux : 1° ceux du Houblon, 2° ceux du Cyprès.
Les premiers sont composés d’écailles minces et membraneuses; les seconds, d’écailles épaisses et ligneuses : ceux-ci se rapprochent des cônes des Pins, c’est-à-dire des vrais cônes.
§ I. — Des Cônes (le Uoublon.
t° Plante. — Le Houblon commun (1) appartient à la famille des Cannabinées. On le trouve, en Europe, dans les baies, sur le bord des rivières. On le cultive en France et en Belgique.
Description. — Racines vivaces, ligneuses et fibreuses, produisant, tous les ans, des tiges herbacées longues de plusieurs mètres, sarmenteuses, volubiles, grêles, anguleuses, rudes, dures, couvertes de poils courts et crochus. Feuilles opposées, péliolées, écliancrées en cœur à la base, à 3 ou 5 lobes ovales, acuminés et dentés, ou bien simples, profondément dentées en scie, rudes en dessus, portant en dessous des glandes résineuses. Stipules soudées deux à deux. IJioïque. Inflorescence dans les fleurs mâles en petites grappes rameuses, dans les fleurs femelles en épis ovoïdes composés de grandes bractées membraneuses, concaves, colorées et aecrescentes. Mâles : offrant un calice à 5 sépales, presque égaux, et 5 étamines à filets courts, portant des anthères dressées et apiculées. Feui. : réunies par paires. Calice réduit à un seul sépale [squammiforme. Ovaire surmonté de deux styles filiformes, très-longs.
2° Cônes (fig. 83). — Ovoïdes-allongés, formés par les bractées et les sépales membraneux développés et réticulés. A la base de chaque écaille, on trouve deux petits fruits ( achaines ) ovoïdes, légèrement comprimés, jaunâtres, entourés d’une poussière
(1) ffumulus Lupulus Linn. [Lupulus scandens Lam., L. communis Gærlu.).
granuleuse d’un jaune verdâtre ou d’un jaune d’or, odorante, qui contient le principe actif du cône. Celte poussière a été désignée sous le nom de lupulin.
Le lupulin (fig. 84) est un petit organe (Raspail) glanduleux, à peu près ovoïde, ressemblant grossièrement au fruit des Chênes.
Fig. 83. — ( ôue de Houblon. Fig . 84. — Cône de Houblon. — a, lupulin commençant àse former; 6, lupulin composéde deux utricules; c, lupulin pédicule; d, lupulin en forme de coupe striée ; ct lupulin devenu glandi forme.
Son grand diamètre varie entre i5 et 30 centièmes de millimètre. La partie inférieure est en forme de coupe striée de la base jusqu’au bord; la partie supérieure est conique ou conoïde et lisse. Ces deux parties paraissent à peu près égales en hauteur. Le lupulin commence à se former par la dilatation d’une cellule épidermique qui devient saillante à l’extérieur et se partage bientôt en deux par une cloison transversale. L’utricule inférieur finit par constituer une sorte de pédicelle court ; le supérieur se renfle et se remplit d’une matière granuleuse. Cette cellule se divise alors longitudinalement en deux, puis en quatre, puis en un grand nombre qui composent une sorte de disque rayonné. A cette époque, les bords du lupulin se relèvent et le disque devient cupuliforme. 11 se produit alors autant de petites coupes déprimées à peu près sessiles, irrégulièrement et élégamment striées. Quand ces cupules sont arrivées à leur parfait développement, une couche de cellules microscopiques s’organise. Cette couche est revêtue d’une cuticule très-mince qui tapisse la cavité du lupulin. Un liquide jaune est sécrété dans ces cellules, lequel s’épanche dans la cavité de la cupule et soulève la cuticule. Celle-ci, résistante et extensible, est refoulée à l’extérieur, comme un doigt de gant, et
FRUITS