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CHAPITRE PREMIER

Les plantes employées tout entières en médecine sont peu nombreuses, toujours petites et plus ou moins herbacées.

Elles appartiennent au sous-règne des Cryptogames ou à celui des Phanérogames.

Les premières nous fournissent toutes leurs parties indistinctement. Les secondes, du moins dans certains cas, ne sont pas utilisées tout entières rigoureusement; on rejette la racine et la partie inférieure de la tige.

Je décrirai dans ce chapitre : 1° la Mousse de Corse , 2° V Ergot, 3° le Lichen d’Islande , 4° la Mercuriale, 5° la Pariétaire, 6° la Pensée, 7° la Fumeterre, 8° la Gratiole, 9° la Laitue.

§ I. — I»e la Mousse «le Corse.

1° Plante. — La Mousse de Corse, ou Gigartine vermifuge (1), est une plante marine de la famille des Algues. Elle croît sur les côtes de la Méditerranée, particulièrement autour de l’île de Corse.

Description. — Touffes très-serrées, de consistance cornée, d’une couleur jaune pâle, gris rougeâtre ou violacé. Tiges hautes de 3 à 3 centimètres, grêles, cylindriques, portant trois ou quatre branches redressées jointes, très-rarement ramifiées. Ces branches s’entre-croisent ets’enlacentà l’aide de petits crampons.

(1) Gigartina helminthocorton Lamotir. [Fucus helminthocorton Hœmm., Ceramium helminthocortos Roth, Spherococcus helminthocorton Ag.), vulgairement Hetminthocortos, H elminthocorton .

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