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CHAPITRE PREMIER

DE LA rüCCINIE.

Le genre Puccinie ( Puccinia ) (1) a été fondé par Micheli et réformé par Link.

Ce genre comprend des parasites qui se présentent sous la forme de tubercules composés d’une base compacte et gélatineuse, de laquelle s’élèvent des pédicelles roides, portant des péricarpes

(I) Dédié à Thomas Puccini, professeur à Florence.

terminaux, ordinairement divisés en deux ou plusieurs loges par des cloisons transversales; ces péricarpes laissent échapper les graines par le sommet ou par le côté.

Une espèce seulement a été trouvée chez l’homme.

1° La Puccinie du favus (1). — Elle a été découverte, à Christiania, par MM. Boeck et Ardsten.

Description (fig. 120). — Plantule en forme de massue, quelquefois obovée ou oblongue, souvent rétrécie inférieurement et offrant comme un pédicule ou tige, arrondie ou même un peu angulaire à l’autre extrémité, constamment d’un brun rouge plus ou moins foncé.

Fig. 1 20. — Puccinie du favus.

On y distingue ordinairement deux parties, la tige et le corps (Ch. Rob.), qui paraissent, dans certains cas, unis par un étranglement et une articulation.

La tige est presque toujours grêle, souvent très-courte; rarement elle manque ; elle paraît droite ou bien à peine courbée, ou bien encore plus ou moins tordue, comprimée, presque rubanée et assez molle. Son diamètre transversal est le même de la base au sommet; cependant, sur quelques individus, elle se dilate légèrement dans le voisinage du corps.

Le corps est généralement plus long que la tige, toujours 3 ou 4 fois plus large, oblong ou obové, et divisé vers le milieu par un léger étranglement qui correspond à la cloison. Celle-ci est exactement transversale et divise la cavité du corps en deux loges, une supérieure et une inférieure (2), la dernière généralement plus étroite ou plus allongée. Ces deux loges présentent leur plus grande largeur à l’endroit où elles se louchent ; elles se rétrécissent légè-

(1) Puccinia faoi Ardst.

(2) Il serait plus exact de regarder le corps comme produit par l’accotement et la soudure de deux bourses, que comme une seule bourse divisée en deux toges par une cloison.

MUCOR.

renient, l’inférieure vers la lige, la supérieure vers le liaut. Leur ensemble forme deux cavités conoïdes adossées base à base. La forme de ces loges est, du rçste, assez variable.

L’intérieur des loges {noyau, Ardslen) est tout à fait homogène. Quelquefois il semble granuleux ou spongieux, et même comme percé de pores ou de trous.

2° Action sur l’homme. — Ainsi que son nom l’indique, la Puccinie qui vient d’être décrite est un parasite du favus ; mais ce n’est pas le parasite principal de cette affection cutanée (t).

tille se développe souvent en quantité considérable. On l’a observée, soit sur les grandes croules jaunAti es formées par l’autre Cryptogame, soit sur les squames épidermiques blanchâtres, avec un commencement de croûte dans le fond ; il est plus sûr de la voir dans ces dernières squames.

Cette plan tule n’est en quelque sorte qu’une végétation accessoire du favus ; elle constitue un épiphénomène qui manque souvent.

On a rencontré encore la Puccinie du favus dans d’autres maladies de la peau. M. Ardsten en a trouvé deux individus sur quelques fines squames de pityriasis.

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