OÏDIUM
dans l’œsophage jusqu’au cardia, et quelquefois dans l’estomac et dans l’intestin grêle, ainsi qu’au pourtourde l’anus (Ch. Robin).
On l’a vu encore chez les adultes, pendant les derniers jours de la vie, principalement dans les phlhisies, les fièvres typhoïdes, les phlébites. L’acidité des liquides organiques paraît être une des circonstances les plus favorables au développement de ce curieux parasite.
L ’ Oïdium blanchâtre produit l'affection, connue sous le nom de muguet. Cette affection débute habituellement par une certaine phlogose des voies digestives, laquelle paraît déterminer la suppression de la sécrétion salivaire et peut-être l’exagération de l’acidité propre au mucus buccal'(Gubler).
2° L’Oïdium pucmonaibe (I). — Cette seconde espèce a été signalée en 1842 parM. Bennett, dans les Transactions de la Société royale d’Édimbourg.
Fig. 123. — OïJium pulmonaire.
Description (fig. 129). — Tiges formées de longs tubes cloisonnés et articulés à des intervalles égaux. Ces tigesoffrent plusieurs branches composées par une cellule qui s’articule à leur extrémité et se bifurque de la même manière, ou par une cellule qui, simple à son point d’articulation, se divise en deux ou trois prolongements. Ces branches ont de 0mm,005 à On,ra,OIO de diamètre.
Les spores sont nombreuses, superposées les unes aux autres aux extrémités des branches, et quelquefois isolées, globuleuses
(1) Oïdium pulmoneum ( Champignon des poumons Benn.). MOQ.-TAND. — BOT. MED.
ou ovoïdes, avec un diamètre de 0mitl,010 à 0mm,014. On lésa vues s’allonger pour former des tubes (Bennett).
Action sur l'homme. — Ce parasite a été observé dans les crachats, les cavernes et sur la matière tuberculeuse d’un individu atteint de pneumolhorax (Bennett).