COIS
GAIAC.
loi
I) centimètres de diamètre. Il a une écorce très-mince, légère, fibreuse, et s’enlevant par lames, d’un gris jaunâtre pâle. Sous cette écorce, se trouve un aubier peu épais, dur et compacte, blanchâtre, et, au centre, un bois pesant, d’une texture fibreuse (à fibres fines et très-parallèles), et néanmoins fort dur, et susceptible d’un beau poli, d’un gris rougeâtre un peu rosé.
Le bois néphrétique colore l’eau en jaune d’or. Cette liqueur paraît d’un beau vert par réflexion.
3° Propriétés et usages. — Quand on le ratisse, il exhale une odeur un peu balsamique. Sa saveur est faiblement amère, astringente et aromatique.
On s’en servait anciennement, au Mexique et aussi en Europe, contre l’irritation des reins et de la vessie. 11 passait aussi pour anthelminthique et li thon tri ptique.
J’ai parlé de ce bois parce qu’il a joui pendant longtemps d’une certaine réputation. J’aurais peut-être mieux fait de le placer parmi les substances végétales peu employées.
§ II. — «lois tic Gaïac.
1° Plante. — Le Gaïac officinal (I) appartient à la famille des Zygophyllées. Il croît dans les Antilles, principalement à la Jamaïque et à Saint-Domingue.
Description (fig. 49). — Arbre très-élevé, à tige tortueuse, branches à ramifications souvent dichotomes. Feuilles opposées, pinnées sans impaire, à 2, 3 et même 4 paires de folioles sessiles, obovées ou ovales, obtuses, quelquefois obliquement émarginées, entières, glabres, d’un vert clair, fermes; les inférieures plus petites et arrondies. Inflorescence presque en ombelle, au sommet des rameaux. Fleurs pédonculées, bleues. Calice à .5 lobes obtus. Corolle à 3 pétales onguiculés. Étamines au nombre de 10, ;î filets un peu élargis inférieurement, avec des anthères ovoïdes jaunes ; pistil un peu plus court que les étamines. Ovaire slipité, ovoïde, glabre, portant un style court et pointu; stigmate simple. Fruit (capsule) charnu, offrant de 2 à 5 angles saillants comprimés, tronqué au sommet avec une petite pointe courbée, d’un jaune rougeâtre, à deux loges. Graine suspendue à l’angle interne, ovoïde, dure.
2° Bois (2). — Le tronc du Gaïac se développe lentement. Cependant il arrive à un volume considérable. On en a vu qui avaient
(1) Guajacum officinale Liun.
(2J Officin., lignum Guajaci , bois de Gaïac , Bois saint.
plus d’uu mètre de diamètre transversal. Ce bois est apporté en France en bûches assez fortes et assez droites, recouvertes d’une écorce mince, un peu luisante, légère, résineuse, de couleur cendrée verdâtre, avec des taches plus foncées. 11 est très-dur et compacte, plus pesant que l’eau, résineux, et d’un brun verdâtre ou d’un brun jaunâtre. Il a un aubier jaune de buis avec des mouchetures verdâtres du côté intérieur. Ses couches sont alternativement dirigées à droite etâ gauche, et se croisent, formant avec l’axe un angle d’environ 30 degrés. Sa coupe perpendiculaire,
Fig. 49. — Gaïac officinal.
polie, offre à la loupe des stries rayonnantes très-fines et trèsserrées, parsemées çàet là de gros vaisseaux coupés, remplis de résine verte (Guibourt).
Sa râpure est jaunâtre et devient verte au contact de l’airetde la lumière. Le même effet est produit par la vapeur nitreuse.