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ROT. MED

Description. — Arbre élevé de 20 mètres, offrant la physionomie d’un Noyer, toujours vert, à bois mou. Rameaux inclinés, velus à l’extrémité et marqués de cicatrices annelées, formées par la base des pétioles. Feuilles grandes, pétiolées, imparipennées, à 6 ou 7 paires de folioles sessiles, lancéolées, aiguës, dentées en scie, d’un vert foncé, entremêlées d’autres folioles très-petites et presque rondes. Panicules très-amples, compactes, pendantes. Fruit...

2° Fleurs (t). — Très-petites, rougeâtres. Calice caché entre deux bractées, turbiné, très-velu ; à limbe composé de a divisions radiées, oblongues, obtuses, veinées-réticulées, glabres. Corolle à 5 pétales spatulés. Kunth regarde cette corolle comme un second calice et admet une autre corolle à 4 pétales très-petits et linéaires. Étamines au nombre de 10 environ, jaunes. Ovaires 2, libres ; styles terminaux.

On fait sécher ces fleurs comme nos fleurs de Tilleul ; elles deviennent d’un gris rosé.

On distingue deux sortes de Cousso : 1° le Cousso essels, ou les inflorescences mâles ; 2° le Cousso rouge, ou les femelles.

Ces fleurs contiennent une huile grasse, de la chlorophylle, de la cire, une résine âcre, une résine insipide, du tannin, de la gomme, du sucre, des sels (Wittstein).

On y trouve aussi une matière particulière qui cristallise en aiguilles (Martin).

3° Propriétés et usages. — Odeur particulière, faible. Saveur d’abord peu marquée, puis âcre et désagréable. Il laisse dans i’arrière-bouche une sensation de grattement et d’astriction.

Ces fleurs sont employées avec succès contre les vers intestinaux. C’est un des anthelminthiques les plus puissants que l’on connaisse. Il agit surtout contre le téniaet lebothriocéphale, mais paraît presque dénué d’action contre les ascarides. Toutefois le Cousso n’expulse les vers cpie partiellement. On croit, en Éthiopie, qu’il faut deux mois pour obtenir une cure radicale. En Europe, ce remède semble plusefficace. Les Éthiopiens emploient souvent le Cousso comme purgatif; ils assurent qu’il augmente l’appétit. Son usage est si fréquent, que lorsqu’une personne ne veut pas recevoir la visite d’une autre, elle lui fait dire qu’elle a bu le Cousso (D’Abbadie).

On les administre enpoudre délayée dans un verre d’eau tiède.

(!) Vulgairement Kousso, Kosso, Cosso , Cusso , Cossolz, Cotz.

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