‹ Éléments de calcul infinitésimal (volume 2)Chapitre 8 sur 134 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION

La marche suivie dans la première Partie de cet Ouvrage est fort différente de celle qu'ont adoptée les divers auteurs qui ont écrit sur le même sujet. Elle ne se rapporte précisément à aucun enseignement existant, mais à l'enseignement tel que je crois qu'il doit être.

L'ordre suivant lequel les diverses parties d'une science doivent être présentées, du moins quant à ce qu'elles ont de général et de caractéristique, est presque toujours l'ordre même suivant lequel elles ont été découvertes. Les conceptions importantes ne sont point dues au hasard : elles se présentent aux hommes éminents de chaque époque lorsqu'elles sont naturellement amenées par les besoins et l'état de la science, et il est convenable de leur donner dans l'enseignement de cette science la place qu'elles ont occupée dans son développement naturel.

La notion des infiniment petits remonte à Archimède ; elle s'est présentée d'elle-même dans la mesure des grandeurs géométriques, aussitôt qu'on a voulu considérer les aires de courbes différentes du cercle, ou les volumes de corps terminés par des surfaces courbes autres que celles du cylindre, du cône et de la sphère.

Cale. inf. D. — !• b

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