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sableuse de quelques pouces soit superposée à une couche de terre forte, il est évident qu'en enfonçant la charrue jusqu'au sous-sol, on ramènera à la surface une partie de cette terre forte, et que, par là, on amendera la couche de terre sableuse, Il en serait de même si une couche de terre trop forte était superposée à une couche de terre sableuse.
Si, au contraire, la couche de terre arable était sableuse, et que le sous-sol fût composé de graviers, de cailloux, alors, un labour profond ne pourrait que détériorer la couche arable.
Lorsque la couche de terre est uniformément forte, les labours profonds sont toujours bons ; lorsque la couche de terre est, au contraire, sableuse, les labours légers valent mieux, Car, il n’y a aucun avantage à rendre ces dernières terres plus poreuses, elles le sont déjà trop.
Le nombre des labours est subordonné énéralement à la qualité du sol ; les terres ortes exigent de nombreux labours, les
terres légères, des labours moins fréquents.
Hersage.
Le rue a pour effets 1o. d'ameublir la surface du sol; 20. d'émietter et de pulvériser les mottes, et de permettre aux tiges des plantes de sortir facilement de terre ; 80. de recouvrir légèrement les graines ensemencées.
Le nombre des hersages doit varier sui-
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vant la qualité des sols, et suivant les effets obtenus. Ils doivent être plus nombreux
dens les terres fortes que dans les terres:
sableuses.
Roulage.
Le roulage complète l'opération commencée par le labour et le hersage. Dans les terres fortes, il émiette les mottes de terre qui ont résisté à l’action de la herse; sur les terres légères, le rouleau tasse le sol et lui donne de la consistance. On obtient ces résultats différents suivant les espèces de rouleaux qu'on emploie ; il y a des rouleaux qui conviennent aux terres fortes, d’autres, aux terres légères.
Egouttement.
Autant l’eau, dans de justes proportions, est nécessaire à la croissance des plantes, autant elle leur est nuisible lorsqu'elle séjourne en trop grande quantité dans le sol.
On favorise l'écoulement de l’eau par les raies, les rigoles, les fossés, le drainage, etc.
Les raies, rigoles, etc., doivent aboutir exactement aux fossés, et avoir une inclinaison suffisante pour qu’elles puissent déverser à mesure dans ces derniers l’eau qu’elles soutirent aux planches.
A part les effets ordinaires d’urie surabondance d’eau sur la nutrition des plantes, le défaut d’égouttement en produit d’autres
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