‹ Eléments de chimie et physique agricoles [microforme]Chapitre 13 sur 14 · ED PT · texte numérisé non relu

ED PT

Ces terres franches sont extrêment fertiles : elles conviennent tout particulièrement à la culture du blé, de l’avoine, du foin et du trèfle, et de certains légumes, comme les choux, les navets, les betteraves, etc.

TERRES LÉGÈRES.—Ce sont celles dans la composition desquelles il entre une grande quantité de sable, Elles peuvent être plus ou moins légères. Lorsqu'elles ne le sont pas trop, c’est-à-dire, lorsque le sable se trouve mélangé à une certaine proportion d'argile, elles conviennent à la culture du seigle, du sarrazin, des pois, de l'orge, des pommes de terre, etc.

Une terre est dans les meilleures conditions possibles pour la culture de la plupart des plantes lorsqu'elle n’est ni trop forte ni trop légère.

Trop forte, la terre se laisse difficilement pénétrer par la rosée, par l’eau des pluies, et ce n’est qu'après des pluies de longue durée que l'eau peut parvenir jusqu'aux racines. Une fois humectées, ces terres retiennent l’eau en trop grande abondance ; ce qui a pour effet de faire pourir les racines.

Trop légère, la terre se laisse imbiber aussitôt par l’eau des pluies ; mais son défaut de consistance fait que cette eau s'échappe trop vite par l’évaporation.

Trop forte, la terre se réchauffe difficilement au printemps, et la germination des plantes est retardée. Durant l'été, ces terres se racornissent, se fendillent, se crevassent ; alors, les racines se trouvent comprimées

iles ; t à la t du e les

dans rande plus sont le se rtion re du e, des

condilupart rte nl

ement pluies, ongue qu'aux retien- 1ce ; Ce acines.

qi biber défaut happe

ifficileon des s terres assent ; brimées

cm DR

par le retrait de l’argiie ; elles s’étranglent ou se déchaussent, et la plante meurt. Lorsque la terre est trop légère, la chaleur de l'atmosphère la pénètre facilement, et,durant l'été, cette chaleur dessèche les racines, les brûle, et la plante meurt également.

Les terres trop fortes ne s'imprègent pas des différents gaz contenus dans l’air et qui sont si importants pour la nutrition des plantes; de plus, les racines, en quête de nourriture, se fraient difficilement leur chemin à travers ces sols compacts.

Les terres fortes conservent longtemps les engrais; les terres légères les consomment rapidement.

Pour remédier à tous les inconvénients

1 que nous venons de signaler, on a recours

aux moyens suivants : lo. amendements; 20. labours, hersage et roulage ; 30. égouttement.

Amendements.

On dit qu'on amende un sol lorsqu'on mêle à ce sol une autre variété de terre ou quelques substances qui sont de nature à changer, à amender les propriétés physiques de ce sol.

Lorsqu'une terre est franche, c’est-à-dire, lorsqu'elle n’est ni trop forte, ni trop légère, et qu'elle contient en de justes proportions l'argile et le sable, il suffit de l’engraisser par des fumures convenables pour la rendre productive. En effet, cette terre demi-sa-

Rte D nr

SRE AE SURESNES 20 PRE VENDS re

nr he

se rl

LE PRRT PRLREE

nr

bleuse demi-argileuse a les avantages suivants :

10. D'un côté, elle se laisse pénétrer dt facilement par l'eau des pluies et ne la et retient pas en trop grande quantité ; de de l’autre, elle ne se dessèche pas trop vite. à

20. Elle se laisse pénétrer assez aisément Le par la chaleur nécessaire à la nutrition des |

L plantes, et ne s’échauffe pas trop dans les dé ! grandes chaleurs de l'été. de

30. Elle est assez poreuse pour s'impré- et gner des divers gaz de l’atmophère, et foi permettre aux racines de s'étendre dans Æ toutes les directions pour aller chercher leur PA nourriture. ren

| Lorsqu'une terre est trop forte, on peut

il] lamender en mêlant à cette terre du

{| sable, des graviers, de petits cailloux, de la

fl chaux, du fumier pailleux, de la terre de L savane, etc., etc. Lorsqu'une terre est trop

| légère, on l'amende en charroyant sur cette

terre de l'argile ou de la terre forte, de la terre

de savane, etc.

Quant à la quantité de ces diverses terres ou substances à charroyer sur les terres à amender, elle doit nécessairement varier suivant la qualité du sol, et suivant l'effet qu'on veut obtenir.

En parlant des engrais, nous avons vu que Pemploi de terre ordinaire comme litière sous les animaux,est une excellente pratique. Ni cet engrais doit être mis sur une terre forte, on doit alors donner la préférence au sable ; si, au contraire, cet engrais doit être mis sur une terre sableuse, la terre forte

PAT TR gage 06 Sr. D ee

PRENDRE SNS UT PERTE 2 re LE NS Co

ns ut à

GE RENE a ONCE PT EE SR eh de di

hp DEEE mer À

S sui-

nétrer ne la 6 ; de te.

ément n des ns les

impréire, et » dans er leur

n peut rre du x, de la srre de st trop ar cette la terre

s terres terres à

varier t l'effet

SA'A que , litière ratique.

e terre ence au doit être re forte

CCR OL PO TRE AT NE D MT LR EL Mer LE OP OO

ts

convient mieux comme litière. La terre employée de cette manière remplit donc deux objets : 1o. elle agit comme engrais, par le jus du fumier (purin) qu’elle a absorbé ; 20. elle opère comme amendement.

L’amendement, par le mélange de la terre, exige beaucoup de charrois,de main d'œuvre, de dépenses ; aussi, ne doit il être entrepris et pratiqué que sur une petite échelle à la fois. Tous les ans, un cultivateur peut y consacrer quelques jours, durant les mortes saisons, et son trouble sera bien payé par le rendement.

Labour.

Les labours ont plusieurs effets : 10. Ils amendent les terres trop fortes, en désagréeant leurs molécules, les exposant à l’action u soleil, de l'air et de la gelée ; 20. Ils détruisent les mauvais herbes ; 30. En mettant en contact avec l'air une assez forte couche du sol, ils permettent à ce dernier de s’emparer des divers gaz fertilisants contenus dans l’atmosphère ; 40. Eñ ameublissant la terre ils permettent aux racines de se frayer un chemin plus facile à travers le sol. 60. Ils facilitent l’'égouttement de l’eau des pluies ; To. C’est par les labours. qu'on opère le mélange de la terre avec les engrais et avec les amendements. | Les labours profonds conviennent dans certaines terres, les labours légers, dans d’autres.

Ainsi, supposons qu'une couche de terre g*

AL RP in 2 led ot: DRE

PAR NS à

Page 1