L1V. I, CH AP. IX, TELLURE
En résumé, l’hydrogène êélénié stable à la température ordinaire, commence à se dissocier vers 150° ; le maximum de tension de dissociation a lieu vers 270°, puis la tension diminue, elle passe par un minimum vers 520° pour croître de nouveau, se comportant en cela, aux températures supérieures à 520°, comme les corps que nous avons étudiés jusqu’ici, l’eau, l’acide chlorhydrique, etc.
Comme conséquence de l’existence d’un maximum de tension de dissociation vers 270°, M. Ditte a pu expliquer la volatilisation apparente du sélénium obtenue dans les circonstances suivantes : lorsqu’on chauffe au-dessus de 500° un tube de verre scellé renfermant du sélénium et de l’hydrogène, la partie inférieure du tube étant seule immergée dans le bain de liquide ou de vapeur, on voit apparaître peu à peu, en un point du tube où la température est de 250°, un anneau de sélénium cristallisé. La présence de l’hydrogène est indispensable à la réaction; si on essaye en effet de répéter l’expérience en remplaçant l’hydrogène par de l’azote, le sélénium se sublime lentement à la partie supérieure du tube, dans les parties froides; et non en ce point précis où la température est de 250°. Les nombres que nous avons donnés ci-dessus permettent d’expliquer la réaction. L’hydrogène sélénié se forme dans la partie inférieure du tube en proportion qui dépend de la température, et comme la tension de dissociation est maxima vers 250°, le gaz se décompose dans la partie du tube qui est portée à cette température et du sélénium se dépose.