L1V. I, CH AP. XI, ACIDE IODHYDRIQUE. 5G
plomb 5Pb0,2llO,lO7 que l’on décompose par l’acide sulfurique étendu.
L’acide hyperiodique cristallise avec 5 équivalents d’eau et parait être pentabasique. Quand on le chauffe, il fond, puis perd son eau et se détruit simultanément en acide iodique et oxygène. La formation de l’acide hyperiodique anhydre a ôté observée par M. Ogier, dans l’action de l’effluve électrique sur de l’iode en vapeur en présence d’un excès d’oxygène (419).
Le periodate de soude étant peu soluble dans l’eau, l’acide périodique peut servir à caractériser les sels de soude.
ACIDE IODHYDRIQUE Hl = 128 , 4 To1.
425. Préparation. — Le procédé de préparation qui nous a servi à obtenir l’acide chlorhydrique ne peut être appliqué ici ; lorsqu’on verse en èffet de l’acide sulfurique concentré sur un iodure alcalin, il y a bien mise en liberté d’acide iodhydrique, mais ce dernier est réduit partiellement par l’acide sulfurique en excès et de l’iode est mis en liberté. On aurait les deux réactions simultanées
2KI + S206,H202 = 2K0,S206 -I- 2HI 2HI + S206,H202 = S204 + 2H202 -f 21.
On met à profit, comme pour l’acide bromhydrique, l'action exercée par l’iode sur le phosphore en présence de l’eau ; en même temps qu’il se forme de l’acide iodhydrique, un composé oxygène du phosphore, l’acide phosphoreux, prend naissance,
Ph + 31 + 6H0 = Ph03,5H0 -f 3HI,
ou si l’on admet la formation préalable d’un iodure de phosphore ThP + CHO = Ph03,5H0 + 3HI.
Ou introduit dans un tube de l’iode et du phosphore, en couches séparées par du verre en fragments humecté d’eau ; on chauffe légèrement; l’iode et le phosphore en vapeurs réagissent, et l’iodure formé est décomposé par l’eau. Le gaz iodhydrique1 qui se dégage
1 Quand le phosphore est en excès, il arrive parfois qu’en chauffant, on voit se dé-
CHIMIE INORGANIQUE
est recueilli dans un flacon bien desséché, à la manière du chlore; on ne peut en effet le recueillir sur le mercure qu’il attaque rapidement à la température ordinaire (fig. 120).
L’emploi du phosphore rouge rend la réaction plus régulière. On effectue généralement alors l’opération de la manière suivante, indiquée par II. Sainte-Glaire Deville. On introduit dans une cornue tubulée et soudée à un tube recourbé, une dissolution concentrée d’iodure de potassium, de l’iode et du phosphore rouge (fig. 121). On ferme la cornue avec un bouchon de verre usé à l’émeri. L’iode, en se dissolvant dans la dissolution d’iodure, attaque plus facilement le phosphore. En chauffant légèrement la cornue, on dégage le gaz iodhydrique formé; si l’on veut obtenir une dissolution, on fait arriver le
gaz dans de l’eau distillée contenue dans un flacon. On ajoute dans la cornue de l’iode ou du phosphore, quand ces corps ont disparu, et l’on continue l’opération jusqu’au moment où l’eau cesse de dissoudre le gaz. Le gaz iodhydrique étant très soluble, il pourrait arriver que
poser dans le tube abducteur et dans la partie froide du tube où s’opère la réaction, de beaux cristaux cubiques d’iodhydrate de phosphure d’hydrogène, PhlFJII. On se rendra compte de la production de ce corps, si l’on se rappelle que les acides liypophosphoreux et phosphoreux en dissolution concentrée se décomposent sous l’inlluence de la chaleur, en donnant naissance à de l’hydrogène phosphore (223-225). Les deux formules suivantes peuvent servir à représenter le phénomène, si l’on admet que les réactions qu’elles représentent ont lieu simultanément :
; ' . . ' ‘il . . | ■ .
Pli -4- 51 + 6110 = Ph0s,3H0 + 5111,
4(Ph03,3II0) = PhH5 -f- 3(Ph05,31I0).