LIV. I, Cl (AP. I, OXYGEiNE
l’acide sulfureux en acide sulfurique par l’oxygène de l’air; si l’on décomposé, à son tour, l'acide sulfurique, par l’action de la chaleur, on obtiendra de l’oxygène et de l’acide sulfureux, qui pourrait facilement servir à la préparation de nouvelles quantités d’acide sulfurique, si l’on ne trouvait plus avantageux de l’employer à la production des sulfites.
La formule de la décomposition est la suivante :
L’appareil se compose d’une cornue en grès GG (fig. 15) remplie de
Fig. 15.
petites lames de platine ou même de fragments de porcelaine ou de brique. Un tube en platine traverse la tubulure E et vient aboutir au fond de cette cornue ; il est surmonté d’un tube en S, dans lequel on fait couler goutte à goutte de l’acide sulfurique contenu dans un vase de Mariotte M.Cet acide tombe, à son tour, dans le tube de platine avec la même régularité, et sa vapeur se décompose au contact des corps chauds contenus dans la cornue portée au rouge vif.
Les gaz résultant de la décomposition sortent par un tube T en platine, qui les conduit dans un serpentin en plomb, refroidi constammenl. L’eau s'y condense avec un peu d’acide échappé à la décomposition,
CHIMIE INORGANIQUE
et vient tomber dans un vase florentin D. Mais le mélange d’acide sulfureux et d’oxygène se rend dans un grand flacon H rempli de pierre ponce concassée, sur laquelle on fait arriver constamment de l’eau en gouttes, au moyen d’une pomme d’arrosoir G. Cette eau forme une couche d’une certaine épaisseur au fond du flacon ; on maintient son niveau constant à l’aide d’un tube latéral L qui permet à l’excès de l’eau de s’échapper sous une pression convenablement réglée. L’acide sulfureux se dissout complètement dans cette eau qu’on peut, d’ailleurs, remplacer par une dissolution de soude ou de potasse, si l’on veut avoir des sulfites. L’oxygène, à peu près pur, se rend dans un autre flacon I, où, pour plus de sûreté, il traverse une dissolution alcaline qui peut servir presque indéfiniment, puisque l’oxygène qui y arrive ne contient plus que très peu ou pas d’acide sulfureux; de là, il se rend dans les gazomètres.
L'écoulement de l’eau du gazomètre et celui de l’acide une fois réglés, il ne reste plus qu’à entretenir le feu dans le fourneau, pour que l’opération marche avec une régularité parfaite. Mais il est difficile de préparer de grandes quantités d’oxygène par ce procédé. L’acide sulfuriquehydraté est difficile â décomposer, même au rouge, et la partie non décomposée attaque énergiquement, â cette température, les cornues en grès ou en terre et les désagrège rapidement. On peut bien remplacer la cornue en grès par un cylindre en platine, rempli également de lames de platine, mais l’appareil devient alors très coûteux. Il faut en outre chauffer le platine dans un manchon en terre, pour empêcher l'hydrogène du foyer de traverser le platine.
3° Préparation de X oxygène au moyen du chlorure de cuivre. — M. Mallet a proposé de préparer l’oxygène en décomposant l’eau par le chlore à une température élevée. Cette réaction fournit de l’oxygène et de l’acide chlorhydrique :
HO -f Cl = IIC1 + 0.
Le chlore est obtenu, dans ce procédé, en décomposant par la chaleur le chlorure de cuivre Cu Cl, qui se dédouble en sous-chlorure de cuivre (Cu2 Cl) et chlore. Le sous-chlorure de cuivre mis ensuite au contact de l’acide chlorhydrique et de l’air reproduit le chlorure de cuivre en dissolution, que l’on dessèche et que l’on calcine de nouveau.
Çu2Cl + HCl + 0 = 2CuCl + HO.