‹ Eléments de chimie (volume 2)Chapitre 296 sur 379 · LIV. I, CHÀP. XVII, FLAMME · texte numérisé non relu

LIV. I, CHÀP. XVII, FLAMME

de l’air avec la bouche dans le réservoir, à obtenir un filet continu d’air, de vitesse plus ou moins grande, qu’on règle à volonté. On dirige ce filet d’air dans la flamme d’une bougie, qui s’infléchit et prend la forme d’un cône composé, comme dans la lampe à double courant d’air, de trois parties concentriques. Ces trois parties, a, b, c, sont représentées par la figure 155. L’intérieure assez étroite, qui se termine par une pointe bleue, possède une température élevée, parce que l’air, insufflé par la bouche, y détermine la combustion complète. Le maximum de température a lieu à la pointe, où commence la zone intermédiaire brillante b; c’est là, en effet, que la combustion est complète, sans excès d’air. En effet, dès qu’on pénètre dans la zone brillante, l’air est nécessairement en défaut, puisque son éclat est dû à des particules incandescentes de carbone.

Néanmoins la température est encore fort élevée dans cette portion de la flamme. Enfin le cône externe c est pâle, il est le siège d’une combustion complète, car l’air extérieur y afflue. Si donc on veut produire un simple phénomène de fusion, on dirigera sur un fragment de la matière à fondre placée sur un charbon ou tenu à l’extrémité d’un fil de platine, la pointe bleue du cône intérieur. Les réductions des oxydes s’opéreront dans la couche brillante, tandis que la zone extérieure servira à produire les phénomènes d’oxydation. Le grillage de la plupart des substances n’exige pas une température bien élevée, mais un grand excès d’air ; on chauffera donc la substance dans les parties les plus extérieures delà flamme.

Page 1