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LIV. I, CIIAP. 111, HYDROGÈNE

reuse et l’acide carbonique, en sens inverse, a pénétré à l’intérieur du tube poreux.

Le dégonflement rapide des aérostats et des petits ballons en caoutchouc remplis d’hydrogène est dû à ce que l’hydrogène s’échappe plus rapidement de ces appareils que l’air ne rentre, il s’y produit donc un

vide partiel. — Mais la loi du passage des gaz à travers une membrane de caoutchouc n’est plus celle que nous avons énoncée plus haut. L’hydrogène passe plus vite que l’oxygène, mais moins vite que l’acide carbonique. Il se produit en réalité une dissolution du gaz dans la membrane, puis une diffusion de l’autre côté.

125. Propriétés chimiques. — L’hydrogène est inflammable, c’est-àdire qu’il brûle en se combinant à l’oxygène de l’air. Il est impropre à la respiration des animaux, qui périssent bientôt asphyxiés dans ce gaz; il est également impropre à entretenir la combustion.

On le démontre en plongeant dans une éprouvette remplie d’hydrogène, tenue verticalement l’orifice en bas, une bougie enflammée (fig. 58). Après avoir mis le feu aux premières couches de gaz, elle s’éteint dans l’intérieur de l’éprouvette, mais on peut la rallumer en la retirant lentement.

La combustion de l’hvdrogène dans l’air est accompagnée d’une flamme très pâle quoique très chaude.

Il ne faut pas croire, en effet, que l’éclat d’une flamme dépende seulemenfde sa température : une flamme très chaude peut être peu brillante si elle ne contient pas de matières

CHIMIE INORGANIQUE

solides en suspension, parce que les gaz ne sont généralement pas très lumineux, meme quand on les chauffe fortement, tandis que les matières fixes telles que le charbon et la chaux prennent, dans ces circonstances, un éclat insupportable (lumière de l’arc voltaïque, lumière de Drummond). On peut démontrer cette influence des matières fixes dans les flammes au moyen de l’appareil suivant. Un flacon à 5 tubulures (/h/. 39), contenant du zinc et de l’acide sulfurique étendu, porte deux tubes effilés A et B, par lesquels l’hydrogène peut se dégager; le tube B porte un renflement dans lequel on peut (en enlevant le bouchon) introduire un tampon de coton cardé, imbibé de benzine ou de

tout autre hydrocarbure volatil ; le gaz, en traversant ce tampon, se charge d’une vapeur carbonée et donne alors, lorsqu’on l’enflamme, une flamme bien plus éclairante que celle de l’hydrogène ordinaire. Cette différence d’éclat est due à ce que la flamme du tube B contient dans son intérieur des particules de charbon portées à l’incandescence par la chaleur que l’hydrogène dégage en brûlant. Nous reviendrons sur ce sujet, quand nous nous occuperons de la constitution de la flamme.

Quand on fait cette expérience , il faut avoir soin de n’enflammer l’hydrogène que lorsque tout l’air a été expulsé de l’appareil ; sans cela il pourrait se produire une explosion qui briserait le flacon de verre et, projetant violemment les éclats, pourrait blesser l’opérateur.

Si l’on enflamme, en effet, à l’aide d’une bougie, un mélange de 1 volume d’hydrogène et de 2 volumes 1/2 d’air contenu dans un flacon de verre, il se produit une vive explosion. L’explosion serait plus violente encore avec un mélange de 1 volume d’oxygène et de 2 volumes d’hydrogène ; aussi doil-on, quand on fait cette dernière expérience, prendre la précaution d’entourer le flacon d’un linge mouillé; on évite ainsi le danger que courrait l’opérateur si le flacon qu’il doit tenir à la main venait à se briser.

Nous rappellerons que cette combinaison, peul s’effectuer soüs d’au-

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