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LIV. 111, Cil AP. IV, BORATE DE SOUDE

Lorsqu’on chauffe ce sel à 100°, il perd la moitié de son acide carbonique.

11 est employé pour la fabrication de l’eau de Seltz, à raison de la grande quantité d’acide carbonique qu’il peut donner quand on le traite par un acide. 1 gramme de ce sel dégage alors 260 centimètres cubes de gaz carbonique à 0° et à 0m, 760. On le trouve dans certaines, eaux minérales, notamment dans l’eau de Vichy et dans celle de Carlsbad On l’emploie, en médecine, dans la confection des pastilles de Vichy.

Boiale de soude. (Borax.)

887. Propriétés. — Ce sel est anciennement connu sous le nom de borax; on le trouve dans le commerce à deux états d’hydratation différents. Le borax ordinaire, NaO,HO, 2BoÜ3 -f- 9HO, contient 47,2 p. 100 d’eau, et le borax octaédrique NaO, HO, 2 Bo O5— 1— 4110 n’en contient que 50,8.

Le premier est obtenu en faisant cristalliser le borax à la température ordinaire, le seconda 60° ou au-dessus. Il se dépose aussi des dissolutions sursaturées de borate de soude, comme le sulfate de soude à 7 équivalents, dans les dissolutions de sulfate de soude ordinaire (Gernez). Les deux sels fondent dans leur eau de cristallisation, puis se dessèchent en se boursouflant beaucoup. Le borax octaédrique qui se boursoufle moins, est par cette raison d’un usage plus commode. Au rouge, le borax anhydre éprouve la fusion ignée et donne naissance à une masse tansparente que l’on peut retirer en fils comme le verre. Le verre de borax dissout avec facilité les oxydes métalliques, prend des colorations variables avec chaque métal, qui permettent de les distinguer facilement entre eux. L’expérience est d’ailleurs facile à faire; on fond un peu de borax desséché dans une petite boucle faite en contournant l’extrémité d’un fil de platine. La flamme d’une chandelle alimentée par le chalumeau à air (485) suffit parfaitement ; on ajoute à la perle transparente et incolore ainsi obtenue une quantité très-petite d’un oxyde métallique, et on fond de nouveau dans une partie convenable de la flamme. La coloration que prend la perle suffit, dans beaucoup de cas, pour indiquer la nature *du métal.

Cette propriété du borax de dissoudre les oxydes nous explique son emploi ; il sert surtout dans les soudures métalliques. On met le borax en poudre sur les pièces à souder, et on porte le tout au rouge ; le sel, en fondant, dissout l’oxyde formé, et permet à la soudure, métal plus fusible que ceux qu’on veut réunir, de se combiner plus facilement avec

eux. L’opération ne réussirait pas si la surface des métaux était oxydée ; le borax fournit donc un moyen de décaper leur surface à une température élevée.

888. Préparation. — Le borax nous venait autrefois de l’Inde, de la Chine, de la Perse et du Pérou. C’est un des produits de l’évaporation des petits lacs salés; aujourd’hui, on le prépare au moyen de l’acide borique naturel (580) et du carbonate de soude. Ordinairement on lui fait encore subir un* raffinage avant de le livrer au commerce, non-seulement pour le purifier, mais pour lui donner un degré de consistance convenable par une cristallisation lente. On dissout le borax impur dans de l’eau chargée de carbonate de soude, et on introduit la dissolution dans de grands cristallisoirs entourés de paillassons ou de matières peu conductrices, afin de rendre leur refroidissement plus lent. La cristallisation peut alors durer vingt-cinq ou trente jours, au bout desquels l’eau du cristallisoir est encore à 30e environ. On peut fractionner l’opération en faisant couler l’eau quand sa température s’abaisse vers 56°. Tout le sel déposé dans la liqueur chaude est du borax octaédrique, ce qui se déposera ensuite sera le borax ordinaire.

889. Essai du borax. — Le borax pouvant contenir des quantités très-variables d’eau et de matières étrangères, on a cherchénun moyen facile d’en faire l’essai. Celui que Gay-Lussac a proposé est d’une trèsgrande simplicité; il est fondé sur la différence de teinte que l’acide borique et l’acide sulfurique communiquent à la teinture de tournesol : le premier la colore en rouge pelure d’oignon, le second en rouge vineux*

On dissout à chaud 15 grammes de borax dans 50 centimètres cubes d’eau, on y verse peu à peu une dissolution d’acide sulfurique étendu;, quand la saturation est à peu près achevée (ce que l’on sait par un premier essai), on laisse refroidir et on achève en versant goutte à goutte l’acide sulfurique. On retranche 5 gouttes de la quantité totale. L’expérience faite sur du borax pur a fait voir qu’il fallait cette quantité en excès pour arriver nettement au rouge vineux.

Si l’on a pris de l’acide sulfurique étendu contenant 98 grammes d’acide monohydraté par litre* 50 centimètres contiendront 4sr,9 d’acide correspondant à 7fc'r d’acide borique anhydre (S05,1I0 = 49, 2B03 = 70) j

SILICATES DE SOUDE

890. En dissolvant de là silice dans de la soude caustique, Fritzsche a obtenu par évaporation et par refroidissement des cristaux bien nets d’un

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