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qui y sont contenues. On se contente le plus souvent de graisser le fond de la chaudière, afin que le dépôt de sulfate de chaux n’y puisse adhérer ; il est alors enlevé avec l’eau concentrée qu’on retire de la chaudière, mais malheureusement ce moyen n’empèche les incrustations que pendant quelques jours.
La solubilité du sulfate de chaux hydraté présente une particularité remarquable : elle est moindre à 100° qu’à la température ordinaire, et présente son maximum vers 35°.
1 litre d’eau à 12° dissout 2s, 55 de sulfate de chaux hydraté.
Aussi l’eau saturée de sulfate de chaux vers la température de 55° se trouble-t-elle sensiblement quand on la porte à 400°. L’eau qui contient du sel marin dissout bien plus de sulfate de chaux que l’eau pure.
Ainsi 4000 grammes d’une solution saturée de sel marin dissolvent 8gr,2 de sulfate de chaux. Les acides chlorhydrique, azotique et surtout l’acide sulfurique dissolvent plus facilement ce dernier en produisant un bisulfate décomposable par l’eau.
Le meilleur dissolvant du sulfate de chaux est l’hyposulfite de soude en solution concentrée. Il est complètement insoluble dans l’alcool.
970. Action de la chaleur. Plâtre. — Le gypse chauffé vers 430° perd complètement son eau, mais il peut la reprendre avec facilité et dégage une quantité considérable de chaleur en s’hydratant ; c’est ainsi que l’on prépare le plâtre ; mais si l’on chauffe trop fortement le gypse, l’hydratation du plâtre ne s’effectue plus qu’avec lenteur, et plus du tout, si l’on avait porté le gypse au rouge. Les propriétés du sulfate de chaux obtenu dans ce dernier cas sont les mêmes que celles de l’anhydrite. Une température plus élevée (rouge vif) fond le sulfate de chaux sans le décomposer.
Le plâtre réduit en poudre fine et mélangé avec de l’eau, de manière à former une pâte liquide, se prend bientôt en une masse solide de sulfate de chaux hydraté, composé de petits cristaux enchevêtrés ou feutrés les uns dans les autres. La majeure partie de l’eau employée entre en combinaison, l’autre s’évapore peu à peu et laisse une pierre douée d’une certaine dureté. La bouillie de plâtre et d’eau (plâtre gâché) peut facilement être versée dans des moules dont elle remplit facilement toutes les cavités ; elle se solidifie bientôt, et, comme par une circonstance heureuse, elle gonfle en se solidifiant, elle prend avec une extrême fidé-
Uté tous les détails du moule. On emploie également le plâtre pour recouvrir les murs, les cloisons intérieures et les plafonds des appartements, parce qu’il constitue d’abord une matière assez molle pour être facilement façonnée de manière à donner des moulures, des ornements de toute espèce, des surfaces planes et polies, et qu’en durcissant ensuite, il constitue une véritable pierre légère, en conservant la forme qu’on lui a donnée. La quantité de plâtre employée à ces divers usages est très-considérable.
971. Cuisson du plâtre. — Le plâtre employé dans les constructions est fabriqué avec la pierre à plâtre, qui contient 10 à 11 pour 100 de matières inertes.
On forme avec de grosses pierres à plâtre une série de petites voûtes
Fig. 156.
que l’on recouvre de la masse de plâtre à cuire, en mettant en bas les morceaux les plus gros (fig. 156). On allume sous les voûtes un feu de fagots ou de broussailles, et la flamme qui traverse toute la masse élève peu à peu sa température. Il est important de ne pas trop échauffer la partie inférieure, car le plâtre Irop cuit ne prendrait plus l’eau. On reconnaît d’ailleurs, à l’aspect de la matière, quand le plâtre est convenablement cuit, on démolit le tas, et l’on pulvérise la matière que l’on passe ensuite au crible. On conserve le plâtre à l’abri du contact de l’air, car il en attire peu à peu l’humidité et pei^l la propriété de durcir quand on le mélange avec l’eau. On dit alors que le plâtre est éventé.