MAGNÉSIUM ET ALUMINIUM
995. Cos doux métaux, par l’ensemble de leurs propriétés, devraient être placés aux deux extrémités de la série des métaux communs. En effet, le magnésium, métal très-altérable, forme le passage entre les métaux précédemment étudiés et les métaux communs (fer, zinc, cuivre, plomb, etc.), tandis que l’aluminium, par sa résistance à la plupart des agents chimiques, est intertnédiaire entre ces métaux et les métaux précieux. Mais si l’on veut les classer d’après les propriétés de leurs oxydes, on arrive à une tout autre conclusion. La magnésie, isomorphe de l’une des formes de la chaux, doit être placée entre cet oxyde et les protoxydes de fer, de manganèse, de zinc, etc., car tous les sels de ces protoxydes sont isomorphes de ceux de magnésie. L’alumine, au contraire, se rapproche, par toutes ses propriétés, des sesquioxydes de fer, de chrome et de manganèse. A ce point de vue, il conviendrait d’étudier, d’une parties protoxydes (de magnésium, de fer, de zinc, etc.), et, d’autre part, les sesquioxydes (d’aluminium, de fer, etc.); c’est uniquement pour ne pas séparer des métaux de leurs divers composés que cet ordre n’a pas été accepté. Mais, pour rapprocher, autant que possible, les métaux qui donnent des composés analogues, nous avons fait précéder l’histoire du manganèse et des métaux de ta troisième section de l’étude des deux métaux qui font l’objet de ce chapitre et du suivant.