GKO 4- GC1 = KO, CIO3 4- 5KC
Une réaction analogue se produit avec quelques oxydes faciles à réduire; ils peuvent alors oxyder le chlore et produire de l’acide hypochloreux, (pii l’este en dissolution dans la liqueur. Exemple : chlore et oxyde de mercure en suspension dans l’eau. C’est le mode de préparation de l’acide hypochloreux. *
LIV, II, CIIA P. Iï, OXYDES MÉTALLIQUES.
587. Action de l’hydrogène. — L’hydrogène réduit les oxydes des métaux ordinaires, souvent même à une température peu élevée. Il est sans action sur les oxydes des métaux do la première section (potassium, calcium) et sur l’alumine, le sesquioxyde de chrome, la magnésie; les oxydes de manganèse et le bioxyde de baryum sont ramenés par l’hydrogène à l’état de protoxydes. L’appareil qui sert à la réduction des oxydes est représenté dans la figure 128. L’hydrogène préparé par
le zinc traverse une éprouvette contenant du chlorure de calcium, et se rend dans un tube effilé qui contient de l’oxyde à réduire; on chauffe celui-ci avec une lampe à alcool. L’expérience se fait d’ordinaire avec l’oxyde noir de cuivre; si le courant d’hydrogène est très-rapide, la réduction est accompagnée d’un dégagement de chaleur et de lumière très-sensible. Avec le bioxyde de baryum, il y a aussi production de chaleur intense et d’une belle lumière verte, si l’on opère sur une quantité un peu notable de matière.
588. Action du chnrhon. — Le charbon réduit la plupart des oxydes à une température plus ou moins élevée ; il n’y a d’exception que pour la magnésie, l’alumine et quelques oxydes terreux analogues. La chaux, la baryte, la strontiane ne sont décomposables par le charbon qu’avec la température élevée que l’on produit avec le chalumeau à hydrogène et oxygène. Le charbon est. absolument sans action sur elles, aux températures des foyers ordinaires.
Les produits de la réaction du charbon sur les oxydes sont faciles à prévoir.
Chauffe-t-on un oxyde facile à réduire (comme l’oxvde d’argent ou
l’oxyde de mercure) avec du charbon, on obtient un dégagement d’acide carbonique, et le métal est mis en liberté.
Si l’on opère, au contraire, sur un oxyde difficile à réduire, ou, en d’autres termes, si la réaction ne s’opère qu’à une température élevée (oxyde de zinc, par exemple), il ne se dégage que de l’oxyde de carbone (435), le charbon étant supposé en excès, et le métal est mis en liberté.
589. Action «in g»iiosphorc à chaud. — Avec les oxydes des dernières sections, il y a en général production d’acide phosphorique et de phosphore. Avec les oxydes de la première section, il se produit un phosphate et un phosphore. Exemple : préparation du phosphure de chaux (182). L’alumine et les oxydes analogues ne sont pas attaqués par le phosphore.
590. Action «les métaux. — On peut dire en général qu’un métal réduit les oxydes des métaux appartenant à une classe supérieure. Aussi le potassium ou le sodium réduisent tous les oxydes métalliques, excepté toutefois l’alumine et quelques oxydes analogues, le fer réduit l’oxyde de plomb, etc. Quant aux produits de la réaction, ils peuvent varier suivant les circonstances.