LIV. III, CHAP. X, BROMURES ET IODURES DE FER
II existe une combinaison de sesquichlorure de fer anhydre et d’ammoniaque
(Fe2Cl3+ AzH3)
une combinaison avec le perchlorure de phosphore
(Fe2Cl3 -j- PhCl-5)
et l’acide chlorazoteux
(Fe2Cl3 + Az02Cl).
Le chlorure hydraté mélangé avec une dissolution de chlorure de potassium ou d’ammonium donne des combinaisons doubles
Fe2Cl3 + 2KCl + 2HO et
Fe2Cl3 + 2(AzH4Cl) + 2HO en beaux cristaux octaédriques rouges1.
Bromures et iodures de fer.
1108. On prépare les bromures de fer anhydres en faisant passer de la vapeur de brome sur du fer chauffé. Avec le fer en excès on obtient le protobromure fusible, peu volatil, cristallisant en lamelles d’un jaune clair par le refroidissement. 11 se dissout dans l’eau en lui donnant une. coloration verdâtre peu foncée.
Le sesquibromure se sublime en cristaux d’un rouge foncé qui ont les propriétés du sesquichlorure.
L’iodure de fer Feï, s’obtient en mettant au contact de l’eau du fer réduit par l’hydrogène et de l’iode. Il se produit d’abord une dissolution colorée en brun de sesquiiodure, qu’un léger excès de fer réduit. Cette dissolution est très-altérable à l’air. On l’emploie en pharmacie comme médicament ou pour la préparation de l’iodure de potassium (765).
Cette tendance de l’iode et du fer à donner un sesquiiodure se retrouve dans la préparation de l’iodure ferreux anhydre On obtient, ce corps en chauffant rapidement au rouge de la limaille de fer dans un creuset, y projetant un peu d’iode qui se réduit en vapeur pour empêcher l’oxydation du métal, puis une plus grande quantité quand le rouge a été atteint. Car, c’est à cette température seulement que la combinaison a
1 Le chlorhydrate d’ammoniaque qui cristallise dans des eaux mères contenant du
sesquichlorure de fer, se dépose en beaux cristaux cubiques fortement colorés en
rouge, mais qui ne contiennent que très-peu de fer (1 à 2 p. 100).
lieu. On continue de chauffer, jusqu’à cessation de dégagement d’iode, puis on laisse refroidir. A un moment donné une certaine quantité d’iode (dissous ou combiné) se dégage brusquement et il reste une masse lamelleuse grise d’iodure ferreux.
Chauffé à l’air il se décompose en dégageant de l’iode et se transforme en oxyde de fer.
Le sesquiiodure hydraté se prépare de la même façon que l’iodure ferreux avec un excès d’iode ou bien en traitant l’hydrate de sesquioxyde de fer par l’acide iodhydrique.
Fluorures de fer.
1109. Le fer métallique se dissout dans l’acide fluorhydrique étendu et donne une dissolution verte qui fournit par évaporation des cristaux (FeFl + 4HO) ayant la composition du protochlorure hydraté. Matière peu soluble et très-altérable. Évaporée dans un gaz inerte, elle laisse une masse blanche de fluorure anhydre.
Le sesquioxyde de fer anhydre est attaqué par l’acide fluorhydrique avec dégagement de chaleur ; le produit desséché est introduit dans un creuset de platine dont on chauffe le fond seulement au rouge blanc, le fluorure fond et se volatilise partiellement en donnant des cubes comme le fluorure d’aluminium (H. Sainte-Claire-Deville).
Le fluorure hydraté obtenu en dissolvant l’oxyde ferrique dans l’acide fluorhydrique cristallise avec 9 équivalents d’eau. Ces cristaux sont jaunes, leur dissolution est incolore.
1110. ComhîBiaisoiis «les fluorures. — Le fluorure ferreux se combine au fluorure de potassium et donne un sel soluble, cristallisable (KFl-4-FeFP). On connaît aussi un fluosilicate ferreux (FeFl H— SiFl2) qui cristallise difficilement à cause de sa grande solubilité, en prismes hexagonaux réguliers, vert bleuâtre.
Le fluorure ferrique donne aussi des combinaisons solubles et cristallisables avec les fluorures de potassium et d’ammonium. Leur composition est représentée par les formules
Fe2Cl3 + 3KFl Fe2Cl3+ 2KF1 Fe2Cl3 + 3(AzH4Fl).
Le fluosilicate ferrique est soluble, mais il n’a pas été obtenu cristallisé.