L I Y. III, CHAP. XIII, PRÉPARATION DU NICKEL PUR
La partie inférieure traverse la grille et porte une ouverture par laquelle le métal réduit est retiré ; la partie supérieure sert au chargement continu de l’appareil,
2° Méthode. Le minerai grillé, mélangé avec du sable blanc et du carbonate de potasse donne lorsqu’on le fond un verre coloré en bleu par l’oxyde de cobalt ( Smalt ), tandis qu’au fond du creuset il se forme un culot d’apparence métallique qui porte le nom de speiss et qui contient du soufre, de l’arsenic, du nickel, du fer et du cuivre. Le verre refroidi est pulvérisé et mis en suspension dans l’eau, afin d’en séparer des parties très-ténues qui possèdent une couleur d’autant plus claire qu’elles constituent une poussière plus fine.
Le speiss grillé à plusieurs reprises et fondu au cubilot , comme la fonte de fer, donne du nickel métallique allié à un peu de cuivre; le soufre et l’arsenic sont enlevés par les grillages, le fer passe dans la scorie à l’état de silicate de protoxyde de fer.
On peut également traiter le speiss par le procédé de voie humide indiqué plus haut.
Les usages du nickel se sont multipliés dans ces dernières années, de sorte que l’on a dû rechercher ce métal dans des minerais de cuivre ou dans les pyrites qui en contiennent de petites quantités. Le traitement de ces matières se fait par des méthodes analogues aux précédentes.
Le cobalt ne s’emploie qu’à l’état de smalt ou d’oxyde pour la coloration de la porcelaine et de la faïence. On emploie ausssi pour cet usage un silicate de cobalt, obtenu en précipitant le sulfate de cobalt par du silicate de potasse. Ce précipité est brun, mais appliqué sur la porcelaine il produit pendant la cuisson une belle couleur bleue.
NICKEL, Ni — 29,5.
Ce métal a été découvert en 1751, par le minéralogiste suédois Cronstedt, dans le Kupfernickel (sulfure d’arsenic et de nickel) que l’on considérait jusqu’alors comme un minéral de cuivre parce qu’il a la couleur de cuivre métallique.
1195. Préparation du nickel pur. — On trouve aujourd’hui le nickel métallique dans le commerce, souvent le nickel commercial est un alliage de nickel et de cuivre plus fusible que le métal pur et plus propre à la ' fabrication du maillechort (alliage de nickel, cuivre et zinc) très-employé aujourd’hui dans l’industrie. Ce nickel contient en outre du fer et des traces de cobalt; on peut s'en servir pour la préparation du nickel pur.
On le dissout dans l’acide azotique et on évapore la dissolution en présence d’un petit excès de nickel qui précipite le fer à l’état de sesquioxyde. On reprend le résidu par l’eau. Le cuivre est précipité par l’acide sullhydique, on précipite ensuite le nickel dans la liqueur bouillante par l’acide oxalique. L’oxalate de nickel, insoluble dans l’acide oxalique, se précipite sous forme de pondre dense facile à laver. Cet oxalate calciné dans un creuset fermé, à une température peu élevée, se transforme en métal et acide carbonique.
Ni0,C20s = Ni -+-2C02.
Le métal est fondu dans l’appareil qui sert a préparer le manganèse.
1194. Propriétés. — Métal blanc d’argent, possédant les propriétés physiques du fer. On le forge facilement à chaud, on le tire en fds plus tenaces que le fer (544). Il est magnétique mais à un moindre degré que le fer. Sa densité est égale à 8,5.
Le métal fondu dans un creuset brasqué, est moins réfractaire parce qu’il contient du charbon qui lui donne la fusibilité de la fonte.
Le nickel est inaltérable à l’air, à la température ordinaire, mais il brûle dans l’oxygène comme le fer. Les acides chlorhydrique et sulfurique étendus l’attaquent lentement avec dégagement d’hydrogène. L’acide azotique étendu l’attaque 'facilement, l’acide concentré le rend passif. 11 se comporte comme le fer en présence des divers métalloïdes.