CARACTÈRES DES SELS DE CADMIUM
1254. Sels incolores, d’une saveur métallique désagréable. Leurs dissolutions présentent les caractères suivants :
Potasse et soude. — Précipité blanc, insoluble dans un excès de réactif.
Ammoniaque. — Précipité blanc, soluble dans un excès de réactif.
Carbonates alcalins. — Précipité blanc, insoluble dans un excès de réactif.
Phosphate de soude. — Précipité blanc, insoluble.
Acide sulfhydrique et sulfures alcalins. — Précipité jaune caractéristique, insoluble dans les sulfures alcalins.
Zinc. — Précipité cristallin de cadmium.
Les sels de cadmium, chauffés dans la flamme réductrice du chalumeau, avec du carbonate de soude, donnent un globule de cadmium métallique, qui produit quand on l’oxyde à Pair un enduit rougeâtre d’oxyde de cadmium.
INDIUM In = 37,80.
1255. Extraction, — Le zinc de Freyberg, traité par l’acide sulfurique étendu, en quantité insuffisante pour le dissoudre totalement, laisse un résidu spongieux formé de plomb, de cuivre, de cadmium, d’arsenic et d’indium avec un excès de zinc. Ce résidu traité par son poids d’acide sulfurique concentré, s’échauffe et se prend bientôt en une masse solide grise que l’on chauffe au rouge naissant pour chasser l’excès d’acide. La masse devenue blanche est reprise par l’eau; le sulfate et l’arséniate de plomb restent insolubles ; la liqueur filtrée traitée par l’ammoniaque en excès, donne un précipité d’hydrate d’indium contenant des traces de fer, de cadmium et de zinc. Ces deux métaux et le cuivre restent en dissolution dans l’excès d’ammoniaque.
Pour purifier l’oxyde d’indium hydraté, on le dissout dans l’acide chlorhydrique, on ramène le fer à l’état de protoxyde, par l’acide sulfureux, et on ajoute un excès de carbonate de baryte à la liqueur, que l’on doit tenir à l’abri du contact de l’air, l’oxyde d’indium est seul précipité.
On peut aussi dissoudre l’oxyde dans l’acide sulfurique ou l’acide chlorhydrique étendu, et précipiter le métal par le zinc pur, ou bien le transformer en acétate et le précipiter par l’acide sulfhydrique pour le séparer du fer. Mais en général il faut répéter plusieurs fois ces opérations pour purifier Je métal.
Le métal s’extrait de l’oxyde, en réduisant, au rouge sombre, ce composé par l’hydrogène. On rassemble ensuite le métal en le fondant avec du cyanure de potassium. L’hydrogène qui sert à la réduction, entraîne un peu d’indium et brûle avec une belle flamme bleue.
1256. Propriétés. — L’indium métallique a à peu près l’éclat de l’argent, il est mou, ductile, et n’a pas de tendance à cristalliser comme le zinc. Il fond à 176°, mais il est moins volatil que le zinc, et par conséquent beaucoup moins volatil que le cadmium, ce qui explique pourquoi on ne le rencontre pas dans ce métal en quantité appréciable et qu’il faut toujours le chercher dans le zinc. Sa densité est de 7,2 environ.
Ses propriétés chimiques sonl pour la plupart celles du cadmium et du zinc, il est insoluble dans la potasse concentrée, son sulfure h y-
LiV. 111, C1IAP. IX, INDIUM.
draté est jaune. 11 est caractérisé au speclroscope par deux raies bleues faciles à reconnaître.
1257. Oxyde d’indium. — L’indium fondu reste brillant à l’air quand on le chauffe peu; mais si on le chauffe brusquement au rouge, il brûle avec une flamme violette accompagnée de vapeurs brunes d’oxyde anhydre, toujours facilement soluble dans les acides. L’hydrate s’obtient en précipitant un sel d’indium par U ammoniaque. C’est un précipité blanc gélatineux comme l’alumine, quand on le précipite à froid, beaucoup plus dense quand on opère à l’ébullition. La calcination le rend jaune. La potasse donne un précipité soluble dans un excès d’alcali, mais l’oxyde se précipite bientôt de cette dissolution.
1258. Sulfure d’indium. — L’indium ne se combine au soufre qu'a la température du rouge. Il se forme alors un sulfure brun, infusible, fixe. On l’obtient en écailles jaunes comme l’or mussif, en calcinant un mélange d’oxyde d’indium, de soufre et de carbonate de soude, et reprenant la masse par l’eau.
L’acide sulfhydrique précipite l’indium de sa dissolution acétique ou des autres dissolutions neutres, sous forme de sulfure jaune, assez semblable au sulfure de cadmium.
1259. chlorure d’indium. — Le chlorure d’indium est blanc connue la neige, il est très-fusible et volatil comme le chlorure de zinc. Il est déliquescent. On le prépare en faisant passer du chlore sur de l’indium ou en dissolvant l’indium dans de l’acide chlorhydrique.
Il est difficile de l’obtenir cristallisé, mais il donne avec les chlorures alcalins et de lithium des combinaisons doubles cristallines.
1260. Sels d’indium. — Les sels d’indium sont incolores, très-solubles et difficilement cristallisables, l’acétate et le tartrate sont plus solubles à froid qu’à chaud. Le carbonate et le phosphate sont des précipités blancs gélatineux.
CARACTÈRES DES SELS D’iNDIUM;
Ammoniaque. — Précipité blanc, insoluble dans un excès de réactif. L’acide tartrique empêche cette précipitation.
Potasse. — Précipité blanc, momentanément soluble dans un excès de réactif.
Carbonates alcalins. — Précipité blanc, gélatineux de carbonate. Carbonate de baryte. — Précipite complètement l’indium de ses dissolutions.
Acide suif hydrique. — Ne précipite pas l’indium de ses dissolutions acides, les solutions neutres sont partiellement précipitées ; en présence des acétates alcalins la précipitation est complète; sulfure jaune.
Sulfhydrate d' ammonium. — Précipité de sulfure d’indium un peu soluble dans un excès de réactif. Le sulfure ainsi précipité est blanc, mais devient jaune par la dessication.
Le zinc et le cadmium précipitent l’indium de ses dissolutions.