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CHAPITRE XX

MOLYBDÈNE ET TUNGSTENE

MOLYBDÈNE, Mo =48.

On trouve dans la nature un sulfure de molybdène MoS2 qui ressemble tellement au graphite qu’on l’a confondu avec cette substance, jusqu’en 1778, où Schéele , par le grillage, en retira un acide volatil comme l’acide arsénieux. Cet acide, réduit par l’hydrogène, donne le métal.

1587. PréparaiioBa du molybdène. — Pour obtenir le métal pur, on commence d’abord par réduire l’acide dans un courant d’hydrogène purifié, à la plus basse température possible afin de ne pas volatiliser d’acide molybdique. Cette opération s’effectue dans un tube de verre, et donne comme résultat de l’oxyde rouge de molybdène MoO2; cet oxyde, réduit à son tour dans un tube de porcelaine à une très-haule température , donne le métal sous forme de petits grains métalliques gris. On n’a réussi à fondre nettement le molybdène que dans un creuset de charbon, entouré d’un creuset de chaux vive bien fermé, que l’on chauffait dans la llamme du chalumeau oxyhydrique à une température bien supérieure à celle de la fù^on du platine. Mais le métal ainsi obtenu contenait 5 ou 4 p. 0/0 de carbone qui avaient dû augmenter sa fusibilité (H1. Debray). Le molybdène est donc extrêmement réfractaire.

La densité du molybdène est égale à 8,0, sa chaleur spécifique 0,072. 11 est inaltérable à l’air à la température ordinaire, mais, si on le chauffe, on le transforme en oxyde brun, puis en acide molybdique. Il n’est dissous ni par l’acide sulfurique étendu, ni par les acides chlorhydrique et fluorhydrique, mais les acides qui peuvent lui céder de l’oxygène l’attaquent facilement, surtout à chaud. L'acide azotique le transforme nettement en acide molybdique blanc très-peu soluble.

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