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LIV. III, CHAP. XIX, TANTALE

des oxydes précédemment étudiés, par leur insolubilité dans l’acide chlorhydrique concentré ou dans l’acide sulfurique bouillant. Lorsqu’on fait fondre ces acides avec du bisulfate de potasse, ils s’v dissolvent au rouge, mais en reprenant par l’eau froide la masse solidifiée, l’acide combiné à de l’acide sulfurique reste sous forme de poudre blanche insoluble. L’acide titanique dans ces conditions se dissoudrait intégralement dans l’eau froide. Ce caractère qui est bien tranché pour les acides isolés, ne permet cependant pas de séparer leur mélange, parce que l’acide tantalique ou niobique insoluble retient une grande partie de l’acide titanique. Le procédé le plus certain pour s’assurer de la présence de l’acide titanique dans de l’acide tantalique ou niobique, consiste à mélanger intimement l’acide à essayer avec du charbon, et à traiter le mélange chauffé au rouge par le chlore bien desséché. Si l’acide tantalique ou niobique est pur, il se produit un chlorure solide peu volatil; s’il contient de l’acide titanique, il se forme en même temps du chlorure liquide de titane, très-volatil et qui fume fortement à l’air.

Nous avons dit plus haut, comment l’acide stannique se séparait nettementdes acides tantalique et niobique, auquel il reste mélangé quand on attaque leur mélange par les bisulfates (1570).

Errata des pages 156 et 437. — Au lieu de \1>? lisez Xb.

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