OXYDES DE BISMUTH
1425. Le bismuth forme avec l’oxygène deux combinaisons bien définies, qui sont l’oxyde de bismuth, Bi203, et l’acide bismuthique, Bi205. On obtient le premier en calcinant le métal ou même l’azotate de bismuth; les alcalis le précipitent de ses sels à l’état d’hydrate, mais l’ébullition avec la potasse le transforme en oxyde anhydre.
Le protoxyde anhydre est jaune-paille, il fond en une masse extrême-
1 On dit qu’un corps est diamagnétique quand il est repoussé par l’un et l’autre pôle
d’un aimant. Un barreau de bismuth, placé entre les deux pôles d’un électro-aimant,
se place perpendiculairement à la ligne des pôles, tandis qu’un barreau de fer se place
dans la direction même des pôles. L’antimoine et le cuivre sont diamagnétiques
comme le bismuth, mais à un bien moindre degré que ce métal.
ment pesante (D— 8,2), qui prend l'aspect du verre par refroidissement. L’oxyde fondu attaque et perce les creusets plus facilement encore que la litharge (1444).
L’acide bismuthique se produit quand on fait passer un courant de chlore dans un mélange d’une dissolution très-concentré^ de potasse et d’hydrate bismuthique obtenu en précipitant l’azotate par un excès de potasse. On obtient ainsi une poudre rouge qui se dépose dans une liqueur également rouge, tenant en dissolution du bismuthate de potasse. Cette poudre rouge est une combinaison d’acide bismuthique, d’oxyde de bismuth, de potasse et d’acide chloreux, qu’on traite par l’acide azotique pour chasser l’acide chloreux et pour dissoudre la potasse et l’oxyde de bismuth. La chaleur décompose facilement l’acide bismuthique ; l’acide chlorhydrique le dissout en dégageant du chlore.