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LIY. II, CHAP. IV, CHLORURES MÉTALLIQUES

sur cc composé, convenablement chauffé, un courant de vapeur d’eau, il se produit de la magnésie et de l’acide chlorhydrique, qui se dégage.

025. Action de l'ammoniaque. — Le gaz ammoniac est absorbé par un grand nombre de chlorures métalliques et forme avec eux des combinaisons bien définies.

Le chlorure de calcium, de strontium et d’argent l’absorbent facilement et donnent des composés représentés par les formules

CaCl-f4AzH3, SrCl 4AzH3, 2AgCl-f- 3AzlI3, (AgCl-f 5AzH3).

que la chaleur décompose en chlorure anhydre et ammoniaque.

Les chlorures de fer, de nickel, de cobalt, etc., absorbent aussi l’ammoniaque, les produits qui en résultent se décomposent à une température peu élevée, en donnant naissance à du chlorure d’ammoniaque, à de l’hydrogène et à de l’azote ; le métal reste libre ou à l’état d’azoture métallique.

Les chlorures d’étain, de titane, d’aluminium absorbent aussi l’ammoniaque ; ils ont, de plus, la propriété d’absorber le phosphore d’hydrogène et donnent des composés analogues à ceux que l’on obtient avec l’ammoniaque.

626. Combinaison des chlorures entre eux. — Les chlorures forment, en se combinant entre eux, des produits bien définis, très-nombreux. Beaucoup de chimistes considèrent ces combinaisons comme des sels, et ils admettent des chlorures basiques, acides et indifférents. Dans cette hypothèse, les chlorures alcalins sont toujours basiques ; les chlorures d’aluminium, d’or, de platine, etc., sont toujours acides, c’est-àdire qu’ils forment avec les chlorures alcalins des combinaisons doubles où ceux-ci jouent le rôle de base. Ces composés doubles sont des chlorures salins ou chlorosels. (Exemple : chlorure double de platine et de potassium, chlorure double d’aluminium et de sodium )

Le chlorure de magnésium serait indifférent, parce qu’on peut le combiner avec les chlorures alcalins ou bien avec les chlorures acides d’or et de platine.

11 est tout aussi simple de considérer ces combinaisons comme des chlorures doubles, analogues aux sels doubles, tels que le sulfate de magnésie et de potasse. Il n’y a pas, en effet, entre les propriétés du chlorure de potassium et la potasse une analogie de propriétés de nature à nous faire considérer le chlorure de potassium comme une base. Si cette analogie existait entre le chlore et l’oxygène, les chlorures de phosphore, d’arsenic, de silicium, etc., qui correspondent par leur

composition à des acides énergiques, devraient s’unir aux chlorures alcalins; on n’a jamais pu réaliser de semblables combinaisons.

627. PrépsiratioBs de» ehioeaiircs. — On peut employer divers procédés pour obtenir ces corps ; nous examinerons les plus usuels.

1° Action directe du chlore. — On emploie surtout ce procédé pour la préparation des chlorures volatils, tels que le bichlorure d’étain, le perchlorure d’antimoine et le sesquichlorure de fer. Le métal contenu dans une cornue est chauffé dans un courant de chlore bien desséché.

2° Par le bichlorure de mercure. — Le bichlorure de mercure petit céder son chlore à un grand nombre de métaux ; on chauffe le métal et le chlorure pulvérisés dans une petite cornue de verre munie d’un ré-

Fig. 150.

cipient. Ce procédé, qui revient au fond au précédent, a sur lui l’avantage de ne pas exiger l’emploi d’un appareil compliqué. (Exemple : beurre d’antimoine Sb2Cl3.)

5° Par Veau régale. — L’eau régale, qu’on peut envisager dans la pratique comme une source de chlore naissant, sert à dissoudre l’or et le platine ; on l’utilise avec avantage pour la préparation du chlorure d’antimoine (Sb2Cl3), du chlorure d’étain dissous, etc.

4° Action simultanée du chlore et du charbon. — Dans les procédés qui précèdent, on fait agir sur le métal le chlore libre ou naissant; dans le procédé qui nous occppe, le chlore libre réagit sur le métal naissant. Il consiste en effet à faire passer un courant de chlore sur un mélange intime d’alumine, par exemple, et de charbon, chauffé au rouge. Il se produit alors un chlorure et de l’oxyde de carbone :

Al*Os + 3C+5C1 =* AOC13 -f SCO.

Vt

L 1 V . Il, CH AP. IV, CHLORURES MÉTALLIQUES.

Ce procédé remarquable, indiqué par Gay-Lussac et Thénard, a été utilisé pour la première fois ptir Œrsledt pour la préparation des chlorures des métaux terreux.

5° Acide chlorhydrique et métal. — Ce procédé donne les protochlorures des métaux qui possèdent plusieurs chlorures. O11 obtient le protochlorUre de fer anhydre en faisant passer un courant de gaz chlorhydrique sur du fer porté au rouge. L’acide chlorhydrique aqueux, au contact du fer à la température ordinaire, dégage de l’hydrogène en produisant du protochlorure de fer, qui reste en dissolution. Avec l’étain, la réaction est la même ; seulement, il faut chauffer la dissolution d’acide chlorhydrique.

6° Action de V acide chlorhydrique sur les oxydes , les sulfures ou les car bonates . — On fait souvent agir l’acide chlorhydrique sur un oxyde métallique ou sur un carbonate; le produit est le même ; il se forme un chlorure et de l’eau ; seulement, avec le carbonate, il y a en même temps dégagement d’acide carbonique. La formule suivante rend compte de la première réaction :

moVhci— MCI -f- HO.

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