LIV. III, CIIAP. XXII, IODURE DE PLOMB
1453. Bichiorurc. — Il paraît se former un bichlorure de plomb, quand on fait passer un courant de chlore à travers du chlorure de plomb, tenu en suspension dans la solution d’un chlorure alcalin ou de calcium, le sel de plomb se dissout en grande quantité et l’on obtient une solution jaune serin ou même jaune foncé qui, exposée à l’air, perd lentement son chlore et laisse déposer de belles aiguilles de chlorure ordinaire.
Les alcalis et les carbonates précipitent du peroxyde de cette dissolution qui est un chlorurant très- énergique pouvant dissoudre l’or et le platine. C’est probablement le même chlorure qui se produit quand on dissout à froid l’oxyde puce dans l’acide chlorhydrique.
Bunure de plomb, PbBr.
1454. Le bromure ressemble, par l’aspect et par ses propriétés physiques ou chimiques, au chlorure de plomb.
Iodure de Plomb, PbL
1455. L’iodure de plomb s’obtient en précipitant une solution de plomb par l’iodure de potassium, sous forme d’un précipité jaune citron, à peine soluble dans l’eau froide et un peu plus dans l’eau bouillante, qui le laisse déposer, par refroidissement, en lamelles hexagonales d’une belle couleur d’or.
Il exige à froid 1 235 parties d’eau pour se dissoudre et 194 à 100°. Il est soluble dans le chlorhydrate d’ammoniaque, dans l’hyposulfite de soude et dans les iodures alcalins ou alcalino-terreux. Il est fusible et se volatise au rouge sans décomposition, à l’abri du contact de l’air. Si la fusion a lieu en présence de l’oxygène, il se dégage de l’iode. La lumière le décompose quand il est humide.
1456. Sod tires doubles. — L’iodure de plomb se combine avec l’acide iodhydrique (Pbl,lll), avec l’iodure de potassium, le chlorhydrate d’ammoniaque, etc. ; mais ces derniers composés réclameraient peut-être une étude nouvelle. On connaît aussi des oxyiodures et un oxychloroiodure (2Pb3lCl2-l-9PbO) ? qui a été trouvé dans une mine de plomb d’Atakamà (Chili), par M. Domevko.
Fluorure de Plomb.
1457. On l’obtient en précipitant un sel de plomb par un fluorure alcalin ; c’est un précipité amorphe, qui devient cristallin à la longue, qui est
très-peu soluble dans l’eau, même en présence d’acide fluorhydrique, plus soluble dans les acides azotique et chlorhydrique. Il est facilement fusible ; au rouge il est décomposé par l’oxygène, l’hydrogène, le chlore, et la vapeur de soufre (Frémy).
Sulfure de plomb, PbS
1458. Était naturel et propriétés. — On Le trouve abondamment dans la nature, il est connu sous le nom de galène.
La galène est cubique ; ses cristaux, souvent très-volumineux, ont un éclat presque métallique et un reflet gris-bleuâtre. Leur densité est de 7,5. La galène fond au rouge et se volatilise à une température élevée, surtout dans un courant de gaz.
L’oxygène le transforme à chaud en sulfate et oxyde de plomb. Les .acides étendus sont sans action sur lui; l’acide chlorhydrique concentré et chaud l’attaque et le transforme en chlorure de plomb, en dégageant de l’acide sulfhydrique ; l’acide sulfurique bouillant donne du sulfate de plomb et de l’acide sulfureux ; l’acide azotique concentré, du sulfate de plomb.
La galène est surtout utilisée comme minerai de plomb et d’argent, car beaucoup de galènes sont argentifères. Les potiers appliquent la galène tenue en suspension dans l’eau à la surface des poteries (alquifoux); dans les fours, elle s’oxyde et, sous l’influence de la silice, donne un silicate qui forme un vernis à la surface des vases.
On a reproduit la galène avec sa forme cristalline ordinaire par beaucoup de méthodes. M. Becquerel, en faisant réagir pendant longtemps du plomb métallique sur du cinabre arrosé de chlorure de magnésium, a obtenu un amalgame de plomb et des cristaux de sulfure de plomb qui tapissaient les parois du vase.
Durocher a obtenu la galène en faisant réagir de l’hydrogène sulfuré sur les vapeurs de chlorure de plomb ; MM. II. Sainte-Claire-Deville et Troost, en faisant passer un courant lent d’acide chlorhydrique sur du sulfure de plomb amorphe ; M. T. Sidot, en chauffant des silicates de plomb dans la vapeur de soufre.
Le sulfure de plomb fondu est décomposé par divers métaux, en donnant du plomb métallique et le sulfure correspondant. Tels sont le cuivre, le fer, l’étain et le zinc (607).
On obtient le sulfure de plomb amorphe, sous forme de précipité noir quand on fait agir l’acide sulfhydrique sur une dissolution étendue