OXYDES DE CUIVRE
1486. Les mieux connus sont le sous-oxyde Cu20 et la protoxyde CuO. L’hydrate de ce dernier, CuO, HO, traité par l’eau oxygénée, se transforme en bioxyde, CuO2. Les hypochlorites alcalins donnent avec ce corps une dissolution rouge peu stable, qui paraît contenir un acide du cuivre (CuO3?).
Enfin lorsqu’on verse dans du sulfate de cuivre refroidi une solution alcaline de protoxyde d’étain, sans employer celle-ci en excès, il se forme un précipité vert très-altérable, qu’on lave dans l’hydrogène d’abord à l’eau pure, puis à l’eau ammoniacale et qui parait être un oxyde CuH). L’acide chlorhydrique le dédouble en CuCl et cuivre métallique. On n’a pu jusqu’ici l’obtenir exempt d’étain. L’argent possède un oxyde correspondant.
toxique, ou bien le blanc d’œuf délayé dans de l’eau; l’albumine donnant, avec l’oxyde de cuivre, un composé insoluble.
Sous-oxyde, Cu20.
1487. Préparation et propriétés. — On le trouve à l’état natif, en octaèdres rouges transparents, ou en masses d’un brun rouge (cuivre oxydé rouge). On l’obtient en calcinant fortement un mélange de 100 parties de sulfate de cuivre, de 28 parties de carbonate de soude et de 25 parties de limaille de cuivre divisée. La masse fondue est lavée, pour enlever le sulfate de soude formé ; il reste une poudre rouge insoluble de sous-oxyde de cuivre.
On obtient un produit d’une grande beauté en faisant bouillir une dissolution d’acétate de cuivre avec du sucre. 11 se précipite bientôt de petits cristaux octaédriques de sous-oxyde, par suite de la réduction opérée par le sucre.
On connaît un hydrate de cet oxyde, 4Cu20-t-H0, que l’on obtient en traitant le sous-chlorure de cuivre par la potasse.
Sous l’influence de la plupart des acides étendus, le sous-oxyde se décompose en cuivre métallique et en oxyde, CuO, qui se combine à l’acide. 11 se dissout dans les verres et les colore en rouge-sang. C’est là son principal usage.
Oxyde de cuivre, CuO.
1488. Préparation et propriétés. — On le prépare en calcinant de l’azotate de cuivre, ou en grillant à l’air de la tournure de cuivre ou du cuivre divisé obtenu par précipitation. Ainsi obtenu, il constitue une poudre noire employée dans l’analyse des matières organiques, parce qu’il leur cède facilement son oxygène à une température peu élevée.
Au rouge vif, il perd de l’oxygène et entre en fusion. D’après MM. Favre et Maumené, il resterait un produit bien défini ayant pour formule (Cu20)2,Cu0, capable d’absorber de l’oxygène à une plus basse température. L’oxyde CuO fondu au rouge naissant avec 4 ou 5 fois son poids de potasse dans un creuset d’argent, cristallise en tétraèdres réguliers? (Becquerel). On l’a trouvé depuis cristallisé en prismes droits rhomboïdaux, dans une cavité d’un fourneau de Freyberg.
On l’obtient à l’état d’hydrate bleu (CuO, IIO), en versant à froid une dissolution de potasse dans un sel de cuivre. A l’ébullition, cet hydrate perd son eau et devient brun noir. Cet hydrate se produit également lorsqu’on ajoute beaucoup d’eau à une dissolution faiblement ammo-