LIV. III, C II A P. XXIII, BROMURES ET IODURES DE CUIVRE
nient la moitié de son chlore, au mercure par exemple, qu’il transforme en sous-chlorure et même à l’argent; l’éther, le sucre le réduisent sur- /out sous l’influence de la lumière.
1491. Combinaisons du chlorure de enivre. — Le chlorure de cuivre donne avec le gaz ammoniac quatre combinaisons bien définies :
2CuCl,AzH3 CuCl,AzH3 CuCl,2AzH3 et CuCl,3AzII3 (Dehérain).
il se combine aussi aux chlorures alcalins, avec lesquels il donne des composés de la forme
RCl,CuCl+Aq.
1492. Oxyehiorures. — Le chlorure de cuivre peut se combiner au protoxyde en plusieurs proportions. Le composé le plus intéressant qui résulte de cette union estl’atakamite, minéral d’un vert très-riche, que l’on trouve au Pérou
CuCl,3CuO+41IO
et au Chili, cristallisé en prismes droits rhomboïdaux. M. Il1 Debray a reproduit l’atakamite en faisant chauffer à 100° une solution de sulfate de cuivre ammoniacal avec un excès de sel marin, la liqueur se décolore d’une manière presque absolue et laisse précipiter une poudre cristalline d’atakamite.
4(S03,Cu0)+5(AzH40)+XaCl=(CuCl + 5Cu0)+4II0 + Na0,S03-f-3(AzHi0,S03)
Le vert de Brunswick^ employé en peinture, a la même composition ; on le prépare en grand, en abandonnant à l’air de la tournure de cuivre mouillée avec de l’acide chlorhydrique ou du chlorhydrate d’ammoniaque, il se forme à la surface une couche d’oxychlorure qu’on en détache avec de l’eau et qu’on sèche ensuite à une douce chaleur.
Bromures et iodures de cuivre.
1495. Le sous-bromure de cuivre Cu2Br est un corps blanc insoluble dans l’eau, soluble dans les acides chlorhydrique et bromhydrique, il est inattaquable par l’acide sulfurique bouillant. On le prépare en réduisant le bromure dissous dans l’acide bromhydrique par le cuivre.
Le bromure CuBr s’obtient en traitant le cuivre par le brome en excès en présence de l’eau ; la dissolution verte qui en résulte évaporée dans le vide, donne des cristaux noirs de bromure de cuivre anhydre.
La chaleur les décompose en brome et sous-bromure. Comme son correspondant, le bromure de cuivre peut s’unir en plusieurs proportion» avec le gaz ammoniac.
Le sous-iodure de cuivre Cu2I, est un corps blanc, insoluble dan» l’eau, très-peu soluble dans l’ammoniaque ; si on l’abandonne au contact de l’air en présence d’un excès d’ammoniaque, il fournit une liqueur bleue qui donne des cristaux du composé (AzH3)2CuI,H0.
L’iodure Cul isolé est très-instable ; aussi, quand on verse un iodure alcalin dans la solution d’un sel de cuivre (CuO,A), il se précipite du sous-iodure et de l’iode.
Fluorures de cuivre.
1 494 . Fluorure cuivreux Cu2Fl. — On l’obtient en traitant l’oxydule de cuivre par l’acide fluorhydrique ; on lave à l’alcool pour enlever l’excès d’acide et d’eau et on le dessèche, C’est une poudre rougeâtre, fusible sans décomposition dans une atmosphère sèche, en un liquide noir. Dans un air humide, il se transforme en fluorure cuivrique et oxydule de cuivre :
2Cu2Fl+0=2(CuFl)-f-Cu20.
Il est peu soluble dans l’eau et dans l’acide fluorhydrique ; il se dissout, au contraire, facilement dans l’acide chlorhydrique concentré.
1495. Fluorure cuivrique CuFl. — On le prépare en dissolvant de l’oxyde ou du carbonate de cuivre dans de l’acide fluorhydrique en excès. L’évaporation de sa dissolution le donne en petits cristaux bleus- Si l’oxyde de cuivre est en excès, on obtient un oxyfluorure CuFl, Cu0,2II0.
Le fluorure de cuivre donne des combinaisons cristallisées en s'unissant aux fluorures alcalins, aux fluorures d’aluminium, de bore, de silicium, de titane, etc.