‹ Eléments de chimieChapitre 290 sur 462 · LIV. III, C II A P. XXIII, LAITON OU CUIVRE JAUNE · texte numérisé non relu

LIV. III, C II A P. XXIII, LAITON OU CUIVRE JAUNE

cuivre par la potasse. La liqueur prend alors une belle teinte bleue. Pour reconnaître le cuivre dans les cas d’empoisonnement, il faut donc calciner la matière animale suspecte avec de l’acide sulfurique qui détruit toute la matière organique et reprendre le résidu par un acide ; on obtient ainsi une liqueur qui présente tous les caractères précédents.

La réaction la plus sensible est fournie par le cyanure jaune qui donne encore une coloration rouge intense, dans les liqueurs qui ne bleuissent plus par l’ammoniaque. La présence des matières organiques n’empêche pas cette réaction. On constate aussi la présence de traces de cuivre en plongeant dans la liqueur une lame de fer bien décapée (ou môme polie, ou mieux une aiguille d’acier), qui se recouvre d’une couche de cuivre facile à reconnaître à sa couleur rouge. Mais lors même que cette teinte rouge serait peu appréciable, on manifesterait la présence du cuivre en trempant la lame ou l’aiguille dans une solution de sel ammoniac et en la chauffant dans la flamme d’une lampe à alcool qui prendrait une coloration verte caractéristique.

Page 1