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IV. III, CHAP. XXIV, EMPOISONNEMENT PAU LE MERCURE

de chaux par le mélange d’acide chlorhydrique et de chlorate de potasse (Schneider).

On décèle la présence de très-petites quantités de mercure dans ces liquides avec la pile de Smithson, qui se compose d’un fil d’or autour duquel s’enroule une feuille d’étain. On plonge cet élément dans le liquide à essayer, acidulé par de l’acide chlorhydrique. Après quelques heures, si la quantité de mercure est très-faible, le fil d’or blanchit en s’amalgamant au mercure qui se dépose sur lui. On chauffe ensuite le fil d or dans un tube capillaire jusqu’au rouge naissant, le mercure se sépare de l’or et va se condenser sur les parties froides du verre. Si les globules de mercure étaient peu appréciables, on chaufferait le dépôt noirâtre avec une trace d’iode; il se produirait ainsi le sublimé caractéristique jaune ou rouge d’iodure de mercure.

La lame d’or de la pile de Smithson blanchit parfois par suite du dépôt d’une partie de l’étain entré en dissolution dans la liqueur chlorhydrique (Orfila), Dans ce cas, la tache blanche disparaît dans l’acide chlorhydrique concentré; on évite, d’ailleurs, cette cause d’erreur, on remplaçant le fil d’étain par un fil de fer. Toutefois, comme tout le mercure contenu dans la liqueur n’est pas réduit par la pile de Smithson, il est préférable de remplacer ce petit appareil par deux fils d’or réunis chacun aux pôles d’une pile, et placés à une petite distance. Un dégagement de gaz s’opère sur les deux fils, et le mercure se dépose sur celui qui sert d’électrode négative. On lave ensuite le fil avec de l’alcool ou de l’éther chaud pour le débarrasser de toute matière organique, et on le chauffe ensuite dans un tube de verre, comme il a été dit tout à l’heure.On décèle facilement 2à o milligrammes de chlorure mercurique dans un litre d’eau acidulée par cette méthode.

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