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LIV. III, CHAP. XXIX, OSMIURE D'IRIDIUM

uni même à l’iridium, en chauffant la matière à essayer sur le bord de la flamme d’une lampe à esprit de vin, l’osmium qui se volatilise à l’état d’acide osmique donne à la flamme un grand éclat et une coloration blanche particulière. Si, après que cet éclat a cessé, on enfonce l’iridium dans la flamme pour le réduire et qu’on le ramène ensuite sur les bords, l’éclat recommence tant qu’il reste de l’osmium. L’expérience se fait en plaçant la matière dans une petite cuiller en platine.

COMPOSÉS AZOTÉS DE i/oSMIUM.

On connaît deux espèces de composés azotés de l’osmium. L’acide osman-osmique de Fritsche et Struve, et la base ammoniacale (0s02,2AzII5), dont M. Frémy a découvert le chlorure (1800). Nous n’avons rien à ajouter à ce qui a été dit de ce dernier composé.

1810. Acide osman-osmique . — Quand on ajoute de l’ammoniaque à la solution d’acide osmique dans la potasse en excès, il se dépose par évaporation des cristaux octaédriques jaunes, solubles dans beau et dans l’alcool, et insolubles dans l’éther, qui ont pour formule 0s2Az05K. On peut le considérer, comme le sel d’un acide Os2AzO\HO (qu'on n’a pas nettement isolé jusqu’ici), car on peut remplacer le potassium par beaucoup d’autres métaux. Tous les composés que l’on obtient ainsi sont jaunes, bien cristallisés; ils détonent tous quand on les porte à une température inférieure à 200°. Le sel d’argent 0s2Az0\Ag0, détone même à 80°.

Osmiure d’iridium.

1811. Composition. — Il n’existe pas d’alliage d’osmium et d’iridium en proportions bien définies ; l’osmiure d’iridium se rencontre surtout sous deux formes bien différentes, soit en petites lamelles en grains aplatis, d’un éclat métallique et d’un blanc d’étain, présentant quelquefois la forme d’un prisme hexagonal avec des modifications sur les arêtes de la base, soit en petites pépites caverneuses, remplies de fer oxydulé ou chromé que l’on en sépare avec la plus grande difficulté. Cette dernière variété est très-commune dans le minerai de l’Oural. L'osmiure en lamelles minces donne facilement de l’acide osmique par le grillage, mais il contient aussi beaucoup de ruthénium ; l’osmiure en gros grains contient beaucoup moins d’osmium; pour manifester la présence de ce corps, il faut les chauffer avec du nitre et de la potasse qui les attaque superficiellement.

Les osmiures les plus riches en osmium se rapprochent beaucoup de la formule

(OsRu) (IrRh)

en supposant que le ruthénium et l’osmium soient isomorphes; les autres rentrent dans la formule

lOs) 3(Ir -h Rh)

G. Rose admet même l’isomorphisme de tous les métaux du platine, ce qui expliquerait la variation de leur composition et celle de leur densité (de 16 à 21).

Nous donnons un tableau représentant la composition de quelques osmiures.

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