L 1 V . 111 , G II A P. XXXII, MÉTALLURGIE
métallique et de l’acide sulfureux, comme l’indiquent les réactions suivantes :
2PbO -f- PbS = 5Pb -|- SO2,
PbO.SO' + PbS = 2Pb h- 2S02.
On grille à la chaleur du rouge sombre de la galène finement pulvérisée, étendues en couches minces sur la sole d’un four à réverbère, fortement déprimée en son milieu ( fig . 185); après quelques heures de
chauffe, on mélange, avec des ringards en fer que l’on peut introduire par des portes latérales, les parties oxydées avec celles qui ne le sont pas; on ferme toutes les ouvertures et l’on donne un bon coup de feu ; il se produit alors du plomb métallique qui s’écoule dans un bassin de réception en même temps qu’une matte très-fusible de sous-sulfure de plomb, provenant de la combinaison d’une portion du métal avec le sulfure non altéré; ces mattes sont grillées de nouveau dans le four à réverbère.
Ce procédé est pratiqué à Poullaouen en Bretagne, en Angleterre et en Carinthie; mais dans le Harz, où les galènes sont très-siliceuses, une portion notable du plomb passerait nécessairement à l’état de silicate ; on a recours alors à la méthode de réduction.
1848. Méthode par réduction. — Elle repose sur ce fait, que le fer, mis en présence de la galène à une température élevée, s’empare de
son soufre et met le plomb en liberté. On fond alors le minerai avec de la grenaille de fer et des fondants convenables dans un fourneau à cuve.
Ce fourneau (fig. 186), de 6 à 7 mètres de haut et de 1 mètre de large dans sa plus grande dimension, est composé de deux cônes en maçonnerie réfractaire, superposés par leur large base, qui forment la cuve; on donne le nom de gueulard à l’ouverture supérieure du fourneau G ; pour le traitement du plomb, cette ouverture est surmontée d’une cheminée sinueuse, destinée à condenser les vapeurs plombifères qui se dégagent du fourneau ; à sa partie inférieure, l’une des quatre parois du fourneau s’arrête à quelques décimètres au-dessus du fond, de sorte que le fond du fourneau peut être prolongé au dehors. Ce fond est formé par deux pierres de grès disposées en gouttière et recouvertes d’un mélange d’argile et de charbon; il forme un bassin dont une partie R est inférieure au fourneau, et l’autre, plus spacieuse, est extérieure, B. Cetle dernière peut communiquer par un trou de coulée avec un réservoir plus petit (creuset). Enfin on fait arriver, au moyen de deux tuyères en fer qui pénètrent dans la paroi du fourneau opposée à celle qui est ouverte, le courant d air d une machine soufflante.
On introduit, par une ouverture pratiquée un peu au-dessus du gueulard, le minerai mélangé et le combustible; dans les parties inférieures, où la température est plus élevée, la réduction du sulfure et la vitrification des gangues s’effectuent; il coule donc des scories et du plomb dans le bassin B, pendant toute la durée de l’opération. On enlève les